20 mai 2007
Présentation
Bonjour et Bienvenue sur le site de l' Apphim, Le lieu consacré aux passionnés par l'exploitation et l'architecture industrielle minière. Nous présentons ici les différentes concessions et leurs vestiges visibles dans le bassin du Nord Pas de Calais.
Présentation du fondateur de l'Apphim, Sébastien Glaubert, 27 ans, Béthune
Passionné par la mine depuis de longues années, j'ai débuté ma passion dès l'age de 8 ans, par la collection de photographies et en accompagnant mon père, photographe, sur des sites miniers en démolition. Fasciné par la grandeur de la mine, je suis tombé amoureux de cet ensemble si complexe, ma passion n'as jamais tarie mais à évolué en en apprenant davantage chaque jour.
En développant mes objectifs et ma volonté de sauvegarder de nouveaux vestiges, s'ajoutant à ceux déjà conserver, j'ai eut l'idée de créer une association dès l'age de 12 ans.
Le 11 Mai 2004, à l'age de 22 ans, j'ai crée l'APREPA, Association pour la Protection du Patrimoine Architectural du Bassin Houiller du Nord Pas de Calais, Devenue depuis l'Association pour la Protection du Patrimoine Historique et Industriel dans le Bassin Minier du Nord Pas de Calais, association régie par la loi du 1er Juillet 1901.
Sa vocation, la mémoire et la sauvegarde des bâtiments et installations, issus des activités industrielles des Houillères du Bassin du Nord Pas de Calais, faisant parti du Groupe Charbonnages de France, dissous le 31 Décembre 2007.
Devant la maquette de la fosse 2 d'Oignies, Janvier 2009.
Autre membre de l'Apphim, Jean Louis Huot, Administrateur
Jean Louis, devant la dalle du puits n°13 bis de Sains en Gohelle.
Jean Louis fais également des recherches personnelle sur la localisation de l'ensemble des puits de mine du Bassin Nord Pas de Calais, qu'il tient à jour sur son blog très intéressant, que vous pourrez découvrir en cliquant sur le texte. Ses recherches personnelles ont également apportées de nombreuses informations à l'Apphim.
Ce blog est consacré à l'historique des concessions et des principales fosses et usines en service dans le Bassin Minier du Nord Pas de Calais.
Si vous souhaitez des renseignements concernant l'archéologie industrielle et les vestiges de l'exploitation encore visible, je vous invite à vous rendre sur notre blog qui traite de ce sujet, cliquez ici.
Schéma des différents traitements de la Houille après son extraction
Les principales fosses ont étés creusés par les Compagnies Minières, des origines à 1944.
A la suite de la seconde guerre Mondiale, les HBNPC, Houillères du Bassin du Nord et du Pas de Calais, du groupe Charbonnages de France, entreprise publique, ont pris le relais de ces sociétés privés.
L'objectif était, alors, l'augmentation de la production et la concentration sur des grands ensembles de production.
Le Bassin était divisé en 1946 en 9 Groupes autonomes de production et de transformation de la Houille extraite.
Les Groupes des HBNPC,
- Groupe d'Auchel, englobe les anciennes Compagnies Minières du Boulonnais, de Ligny les Aire, de la Clarence, de Marles. Il fusionnera avec le Groupe de Bruay en 1961.
Principaux sièges de concentrations du Groupe, Siège 2 de Marles, Fosse de La Clarence.
Equipements modernisées, Cokerie de Chocques, Centrale Thermique de Chocques.
- Groupe de Bruay, reprend les limites des concessions des Mines de Bruay, à laquelle sont adjoint 300 hectares de l'ancienne Compagnie de Noeux, ainsi que la Concession inexploitée de Beugin.
Principaux sièges de concentrations du Groupe, Sièges 5 et 6 de Bruay.
Equipements modernisées, Carbolux à Gosnay et Centrale Thermique de Gosnay.
- Groupe de Béthune, Constitué par les anciennes Compagnies de Béthune et de Noeux.
Principal siège de concentration du Groupe, Siège 13 de Noeux.
Equipements modernisées, Cokerie de Mazingarbe, usines chimiques, Centrale Thermique de Violaines.
- Groupe de Lens, Constitué par les Compagnies de Lens, Meurchin, Douvrin et Annoeullin, il fusionnera avec le Groupe de Liévin en 1953, puis avec le Groupe de Béthune en 1968.
Principaux sièges de concentration du Groupe, Siège 11/19 de Loos en Gohelle, Siège 18 d'Hulluch.
Equipements modernisées, Lavoir, rivage, Cokerie de Vendin, HGD à Vendin.
- Groupe de Liévin, Constitué par les anciennes concessions de Liévin et de Vimy-Fresnoy.
Principaux Sièges de concentration du Groupe, Siège 6 d'Angres et 7 d'Avion.
- Groupe d'Hénin-Liétard, Formé par la réunion des Compagnies de Courrières, de Dourges et de Drocourt.
Principaux Sièges de concentration du Groupe, Siège 3/15 Ouest de Méricourt, 4/5 Sud de Méricourt, 5/12 de Sallaumines, 6/14 de Fouquières, 9/17 d'Harnes, 21/22 d'Harnes, 24/25 d'Estevelles.
Equipements modernisées ou neufs, Lavoir de Fouquières, Cokerie de Drocourt, Centrale d'Harnes, Centrale de Courrières, Cokerie d'Harnes.
-Groupe d'Oignies, Constitué par la réunion des Compagnies d'Ostricourt et de Carvin, les fosses 8 & 9 de Dourges et 8/16 de Courrières y sont rattachés en 1952 et 1953.
Principaux Sièges de concentration du Groupe, Fosse 2 d'Oignies, Fosse 10 d'Oignies.
Equipements modernisées ou neufs, Lavoir du 2 et du 10, Usines à Boulets, Agglonord.
- Groupe de Douai, reprend les limites de concession des Mines d'Aniche, de l'Escarpelle, de Flines et d'Azincourt.
Principaux Sièges de concentration du Groupe, Fosse 8 et 9 de L'Escarpelle, Fosse Gayant, et Barrois.
Equipements modernisées ou neufs, Lavoir de Gayant et de Barrois, Usines de Fort de Scarpe, Cokerie de Gayant.
-Groupe de Valenciennes, constitué par la réunion des Compagnies d'Anzin, de Senelle-Maubeuge, de Douchy, de Crespin, de Thivencelles et de Vicoigne-Noeux, Drocourt, Concession de Vicoigne.
Principaux Sièges de concentration du Groupe, Fosse Arenberg, Sabatier, Agache, Ledoux, Fosse Schneider à Lourches.
Equipements modernisées ou neufs, Lavoir et Usines Rousseau, Lavoir Arenberg, Cokerie de Lourches.
31 mai 2007
Les compagnies minières secteur de Flechinelles, Enquin les Mines, Auchy au Bois
Cette partie s'appelait le "far-west" du bassin Houiller Nord Pas de Calais. L'ensemble de Ligny regroupe les Fosses 1, 2 et 3 de Ligny les Aire.
Cette compagnie de Ligny-lès-Aire est née de la faillite de la société anonyme des mines de Fléchinelle, Auchy-au-Bois et Lières en 1894.
Elle va continuer l'extraction des deux concessions d'Auchy-au-Bois et de Fléchinelle. Les installations vont être modernisées et l'effort de restructuration porte davantage sur l'exploitation de la fosse n°1 de Fléchinelle.
En 1899, la compagnie extrait 111 000 tonnes et emploie 602 ouvriers dont 354 au fond. En 1903, elle compte 750 ouvriers dont 554 au fond.
Les travaux de la fosse n°2 débute en 1900 et l'extraction du charbon démarre en 1904. Son chevalet, qui présente la particularité d'avoir la machine à extraction à son sommet, est une construction allemande dont la maquette avait été présentée lors de l'exposition universelle de Paris en 1900.
L'effectif total atteint 900 unités en 1910 et la production s'élève à 157 000 tonnes. En 1918, la Compagnie emploie 1572 ouvriers dont 1266 mineurs de fond.
L'exploitation du n° 1 s'achève alors que la fosse n° 3 commence l'extraction en mai 1929. Le n° 3 bis, un ancien puits creusé en 1862, est remis en service à partir de 1927 pour l'aérage du n° 3.
En 1939, 668 unités sont employées par la Compagnie dont 413 au fond.
Avec la nationalisation des Houillères, la Compagnie de Ligny-lès-Aire se fond dans le groupe d'Auchel.
Les Fosses de Ligny sont arrêtées en même temps en 1950, suite aux difficultés d'exploitation.
Il demeure des vestiges de l'exploitation dans le paysage, la fosse 3 possède encore des bâtiments et son terril, certains corons rénovés à Fléchinelles et Enquin, au milieu des champs et des fermes et aussi à Estree-Blanche le village voisin, une cité nommée cité du Transvaal, les terrils boisés de la fosse 1 et 2.
FOSSES ET ANNEXES DES MINES DE LIGNY
- La Fosse n°1, Fosse de Fléchinelle à Enquin-les-Mines.
- La Fosse n°2 à la Tiremande,
La fosse 2 ou fosse du Transvaal se trouve sur la commune de Ligny-lez-Aires. Les puits 2 et 2Bis furent foncés dès 1901 et étaient respectivement profonds de 567 et 406 mètres et mis en exploitations en 1902 pour le 2Bis et 1904 pour le premier puits.
Le puits n°3Bis de Ligny servait comme puits de retour d' air
Renseignements, www.archivesnationales.culture.gouv.fr, www.histoires-de-chtis.com et le livre Histoire des Mines du Nord Pas de Calais, Tome 1 & 2.
La Clarence
La compagnie de la Clarence / Equipement industriel
Cette compagnie, dont le siège se trouve à Calonne-Ricouart a exploitée 2 sièges, la Fosse 1, à Divion pour l'extraction de la Houille a grande profondeur (1069 m, un des plus profond et des plus dangereux du bassin!), elle sert également au service du personnel et du matériel, et la Fosse 2 ou Salonique à Calonne uniquement pour le Retour d'Air de la Fosse 1, situé en contrebas de la vallée près de la route menant à Marles.
Une Centrale Thermique était également en fonction sur le site de la Fosse de Divion.
Vue actuelle sur les Grands Bureaux de la Clarence, transformés en logements.
La fosse 1 "meurtrière" fut mise en service en 1896 et ferma en 1954.
Le charbon remontait en berlines sur le carreau grâce aux 2 puits. Celles-ci dévalaient la colline grâce a un trainage menant au triage lavoir de la fosse situé derrière la gare de Calonne.
Une grave catastrophe y eut lieu le 3 septembre 1912 causant la mort de 78 mineurs.
Le Puits n°1 bis fut modernisé vers 1935-1936. On réinstalla un grand chevalement métallique ainsi que sa machine d'extraction, ce matériel venant de la Compagnie des Mines de Gouy Servins à Bouvigny.
La fosse est modernisé fin 1951, avec un nouveau Chevalement au puits n°1, une nouvelle machine est une modernisation des appareils de production est effectué. Une nouvelle voie ferrée est également installée pour liaison avec le triage de Calonne.
Le puits n°1 en 1954.
Cependant la fosse ferma en 1954, malgré une modernisation récente, cette décision est prise suite à une nouvelle catastrophe qui tua 10 mineurs et blessa gravement 2 autres, le dimanche 20 Juin 1954, à 4h20.
Les 785 mineurs y travaillant sont mutés dans les Fosses du Groupe d'Auchel.
Les victimes de la catastrophe de 1954, Journal "Bruit de fond" (Groupe d'Auchel).
Vue satellite du site de la Clarence en 2006, en bleu, l'emplacement des puits, en rouge, les bâtiments de la fosse encore visibles; a, château d'eau; b, Salle des Compresseurs; c, magasin; d, atelier; e, Lampisterie; f, hangar; g, maison du garde.

Les installations furent aussitôt démantelées. Après revente de l'essentiel du matériel pratiquement neuf, dans les autres Groupes du Bassin. Le chevalement et la machine d'extraction du Puits n°1 fut démonté et réinstallé en 1955, sur le puits 2 de la fosse Sabatier à Raismes du Groupe de Valenciennes ou il est actuellement conservé, privé de son faux-carré où passait la cage.
Bâtiment de la Machine d'extraction du puits n°1. 11/2008.
Bâtiment de la Machine d'extraction du puits n°1 bis. 11/2008.
Un bâtiment du triage, qui se trouvait derrière la gare de Calonne, est encore visible, mais à l'abandon. Le site avaiet été repris par un entrepreneur de constructions sous-traitant des commandes pour le Groupe d'Auchel.
Vue satellite du carreau du triage, le bâtiment en béton et briques est un vestige de l'ancien triage.
Fosse 2 ou Salonique à Calonne-Ricouart
Le site de la Fosse 2 est occupé par une entreprise qui conserve le bâtiment de la Machine d'extraction.
Photo issus du livre de Jean Marie Minot et Guy Dubois, Histoire des Mines du Nord et du Pas de Calais, tome 1 et 2.
01 juin 2007
La Compagnie des Mines de Marles les Mines, Historique, Fosses et Usines
La Compagnie des Mines de Marles fut créée le 15 Novembre 1852, elle exploita 6 Sièges,
- le 1er puits foncé à Marles, fut rapidement abandonné à une profondeur de 55, 58m.
- Le 2ème puits se situe également à Marles, actuelle résidence de la peupleraie, qui s'éboula suite à la montée des eaux en 1866. Il sera réouvert en 1908, le chevalement y est conservé est la Salle de la machine est devenue Musée de la Mine.
2 autres puits sont foncés à l'est du puits 2, à Marles les Mines, un nouveau carreau est créé, en 1910 et 1917, les puits n°2 bis et 2 ter, qui seront, par la suite, le plus important siège du Groupe d'Auchel et le Siège de concentration.
Les Fosses et Usines des Mines de Marles
Fosse 2 à Marles les Mines
Vue satellite de la Fosse 2 en 2006, le chevalement est la salle de la machine sont conservés et rénovés. Un petit musée s'y trouve.
Siège 2 bis à Marles les Mines
Démolition du siège 2, le
Chevalement du n°2 bis est déjà tombé, l'ensemble des bâtiments du siège 2 sont détruits. Il ne reste que le petit bâtiment en avant-plan et
qui servait pour la mise à terril du 1er terril. Photo J.M. Minot.
Dernière exploitation de Marles, l'ensemble appelé Unité de Production 2 d'Auchel, sera fermé en Mars 1974. Aucun bâtiment du siège 2 n'est visible à présent, il ne reste qu'un petit bâtiment au pied du terril.
- La Fosse 3, se trouve à Auchel, rue C. Beugnet et rue de la fosse 3. 3 puits s'y trouvaient, les puits Saint Abel et Saint Firmin, et le puits n°3 Ter (son chevalement est encore visible à Evin Malmaison sur le puits n°8 ou il a été remonté en 1968).
Le siège a été mis en service peu après l'effondrement du puits n°2 et permit la prospérité de la Compagnie par l'exploitation d'un riche gisement. Le siège fermera en 1962 après concentration sur le Siège 2 de Marles. 2 bâtiments sont encore visibles, proche du puits 3 ter. Il subsiste également une petite partie du terril, encore exploitée et la cité minière.
Puits n°3bis, 8 Novembre 2009.
Dalle du puits n°3 ter, 7 Novembre 2009.
- la Fosse n°4 ou Saint Emile, à Auchel/ Rimbert, rue du carreau ou rue du chantier, elle entra en exploitation en 1870 et fermera en 1950. 2 puits y furent exploités, le 4 et 4 bis. Le site est réaménagé en espace vert et des constructions ont étés réalisées à proximité des puits, le terril à été exploité.
- La Fosse n°5, à Auchel, rue du Docteur Laennec, et rue Roger Salengro. Le fonçage du puits fut entrepris à partir de Juin 1872 et le siège sera mis en exploitation en décembre 1876.
Ce siège comportaient à l'origine 2 puits d'extraction, le n°5 et le n°5 bis. un 3ème, le 5 ter débutera en mai 1917 et sera mis en exploitation en janvier 1936. Il sera utilisé pour le retour d'air des puits 5 et 5 bis.
L'arrêt de l'extraction se fit en 1963, avec la concentration sur le Siège 2 de Marles. Le 5 ter est maintenu seul pour le service du personnel et du matériel, ainsi que pour le retour d'air pour le Siège 2.
Le chevalement du puits 5 ter sera abattu le 13 Juillet 1976.
Puits n°5 ter dans les années 1960.
- le Siège n°6 à Calonne-Ricouart, Avenue du Carreau à Calonne-Ricouart pour le puits 6 bis et 6 ter. Le puits n°6 se trouvait au nord de ces puits.
Commencé en 1902, le puits entra en exploitation en 1908, le n°6 bis,en décembre 1912 et le n°6 ter en fin d'année 1924.
Ce siège fut à l'époque, un des plus puissant d'Europe.
Il fut le 1er siège a être concentré sur le Siège 2, à partir de 1960.
Les puits 6 et 6 bis sont arrêtés définitivement et démantelés en 1966. Le 6 ter est maintenu jusqu'en mai 1974.
Il ne reste aucun bâtiment visible à l'emplacement du siège 6. Le terril est encore exploité.
Carreau du puits n°6, aménagé en stade. 2006.
Emplacement du carreau du puits n°6 bis en 2006.
- Fosse 7 de Marles à Auchel, Boulevard Basly, exploitée de 1909 à 1952. Profondeur de 614 m.
Autres activités industrielles de la Compagnie
- Une Centrale Thermique et une Cokerie se trouve à Chocques, rue de Lapugnoy.
- Une gare de triage à Lapugnoy,
- Le service du chemin de fer à Marles, comprenant le dépot des locomotives , l'atelier de réparation des wagons (bâtiment détruit en 2005).
- Un rivage à Béthune.
- Une briqueterie, en service à proximité de la Fosse 3.
- Les grands bureaux se trouvaient à Auchel, rue Jean Jaurès et Boulevard de la paix.
20 juin 2007
La Compagnie de Ferfay
Cette Compagnie a été constitué le 8 Juin 1852 pour la recherche et l'exploitation de la Houille entre Ames et Ferfay. Elle sera ensuite rachetée par la Compagnie des Mines de Marles.
LES FOSSES DE LA COMPAGNIE DES MINES DE FERFAÿ
- La Fosse 1 ou Montebello, se trouve le long de la rue Lamendin à
Auchel, en arrière des Bureaux de la Compagnie, dans le quartier appelé
Saint Pierre.
Il puits entra en exploitation en 1855, l'extraction est arretée en
1894. Cette fosse devient 4 ter de Marles lors de la fusion des 2
compagnies. Quelques bâtiments sont encore visibles actuellement.
Vue satellite en 2006, entouré en rouge, les bâtiments miniers, en bleu, la position du puits.
- Fosse Numéro 2 à Ferfay, ou Lahure, au nord ouest de la Fosse Montebello.
Le fonçage commence en 1856, mais la première veine exploitable n'est découverte qu'en 1865. A signaler une explosion le 11 février 1884 qui fait 17 morts. Renommé Fosse 1 de Marles après Fusion des 2 compagnies. Arrêt de l'exploitation en 1936.
Vue satellite en 2006, entouré en rouge, les bâtiments miniers, en bleu, la position du puits.
- Fosse 3 ou Druon à Ferfay se trouvait sur la rue de Lillers. Ouverte en 1867. Début de l'exploitation en 1870, fermeture le 21 août 1929.
- Fosse 4 à Auchel, se trouve dans la rue nationale, à proximité de la
chaussé Brunehaut. Le fonçage débuta le 11 août 1917. Elle fut mise en
extraction en 1928, après la fusion des Compagnies de Marles et de
Ferfay.
Elle porte alors le nom de Fosse 7 bis de Marles.
En 1944, un bombardement démoli la salle des compresseurs et la Machine d'extraction.
Les puits sont profonds de 644 m (7 bis) et 774 m (7 ter). Arrêt de l'exploitation le 28 Août 1950.
De nos jours, c'est la Fosse de Marles-Ferfay qui possède le plus grand nombre de bâtiments.
Vue satellite en 2006, entouré en rouge, les bâtiments miniers, en bleu, la position du puits.
La Compagnie de Cauchy
Le 6 juin 1856, une société de recherches explore le sous-sol le long de la route de Lillers à Saint-Pol. Trois sondages rencontrent le charbon à Cauchy-à-la-Tour. Cette société se transforme en Société d'exploitation de Camblain-Chatelain, Cauchy et Floringhem et formule une demande de concession accordée par le décret du 21 mai 1864 sur 278 ha.
Une seule et unique fosse pour cette Compagnie :
- Fosse Coubronne à Cauchy : ouverte en 1859, elle produit 1147 tonnes en 1861 puis seulement 4000 tonnes en 1868. Les couches sont irrégulières et faibles et la Société entre en liquidation cette même année 1868. Deux adjudicataires sont désignés, mais ceux-ci ne paient pas leur acquisition. Le tribunal désigne alors la Compagnie voisine de Ferfay nouvel adjudicataire. Celle-ci fait de Coubronne sa fosse numéro 4. En 1872, un décret réunis les concessions. Hélas, les résultats restent maigres (8000 tonnes en 1874). Les travaux sont donc abandonnés mais reprendront néanmoins en 1914.
La Compagnie des Mines de Bruay
Les Grands Bureaux des Mines de Bruay vers 1920.
C'est le 29 décembre 1855 qu'une concession est accordée à la Compagnie des mines de Bruay dirigée par M. Lecomte. Le fonçage du premier puits a eu lieu en décembre 1852 mais il n'entre en exploitation qu'en 1855, produisant, dès 1858, 2 000 hl/jour.
[c=#666666][/c]
Les fosses 2, 3, 4 et 5 sont respectivement creusées en 1858, 1866, 1874 et 1889. Elles connaissent des fortunes diverses, ainsi la fosse 2 est rapidement abandonnée puis reconstruite en 1890. Le personnel de la compagnie progresse néanmoins rapidement, ainsi en 1890, on dénombre 3 600 hommes puis, en 1897, 4 580. La production s'accroît de façon tout aussi manifeste, passant de 877 000 t. en 1890 à 1 500 000 en 1897.
En 1910, après que le 2bis à Haillicourt a été foncé, le personnel atteint les 8 457 hommes, femmes et enfants, et la production les 2,5 millions de tonnes.
La Compagnie a la chance, pendant la Première Guerre mondiale, de ne connaître ni l'occupation allemande, ni la destruction, malgré de nombreux bombardements. Aussi la production connaît, après une baisse en 1914 (deux millions de tonnes), un constant accroissement jusqu'à la fin de la guerre : 3 143 000 t. en 1915, 3 325 000 t. en 1916 et 4 504 000 t. en 1917. En 1918, 20 505 ouvriers travaillent aux Mines de Bruay.
Les travaux de la fosse 7 commencent en 1919 mais la mise en exploitation ne peut être faite avant 1929.
A la veille du second conflit mondial, la Compagnie produit 3 161 000 tonnes de charbon, elle emploie alors 16 157 ouvriers, elle possède un lavoir central, une usine de distillation à basse température (carbolux), une usine à boulets, une centrale électrique, 160 kilomètres de chemins de fer, un rivage à Béthune et un hôpital !
Après la nationalisation de 1946, le Groupe de Bruay reprend les limites des anciennes concessions des Mines de Bruay, d'une superficie de 4 900 hectares, et de Noeux (300 ha), ainsi que la concession inexploitée de Beugin (1 800 ha).
Ce large gisement de 7 000 hectares est partagé en deux champs d'exploitation distincts séparés par la faille de Ruitz.
Les Fosses de la Compagnie des Mines de Bruay
- La Fosse 1 de Bruay, fut foncée en décembre 1852 à Bruay.
La Fosse se trouve
dans l'actuelle rue Henri Cadot à Bruay la Buissière. 1930 voit la
fermeture du puits n°1. Après l'arrêt de la Fosse, les bâtiments sont
reconvertis pour le Groupe de Bruay. Le magasin et le laboratoire
central s'y trouveront. Une liaison par voie ferrée permet la
communication avec les ateliers centraux.
Les derniers bâtiments de la Fosse seront détruits vers 1981. Le site
est aménagé en espace vert. Un monument marque le souvenir de la
découverte de la houille à Bruay. Le puits se trouve quelques mètres
plus loin. Autres renseignements
- La Fosse n°2 à Bruay, rue Florent Evrard, sera mise en activité en 1858, elle fermera rapidement suite à de trop importantes remontées d'eaux. Elle servira à l'aérage de la Fosse n°2 bis jusqu'à sa fermeture en 1956. Profondeur du puits, 257 m. Remblayé en 1957. Elle est située à l'emplacement des Ateliers centraux de Bruay, ou se trouvèrent ensuite les Ets Foulon..
- La Fosse n°2 bis à Haillicourt , Avenue des Pinsons, entre en activité en 1907. Arrêtée en 1956. La Fosse n°2 bis conserve de nos jours, une grande partie de bâtiments, c'est la Fosse de l'ancienne Compagnie de Bruay qui possède encore le plus de bâtiments.
- La Fosse n°3 à Bruay , dont les travaux débutent le 27 Octobre 1866.
Elle est située sur l'actuelle rue Paul Daguercar. Cette fosse restera
longtemps la plus productive. Elle comportait 3 puits, le 3, 3 bis et 3
ter. Le puits n° 3bis est foncé à partir de Juin 1891, il servira à
l'extraction. Le 3 ter, profond de 708 m est utilisé pour la descente
du personnel et du matériel.
La fosse ferme le 31 Octobre 1966. les 117 ouvriers qui y travaillent sont mutés à Hénin-Liétard.
Les Chevalements est bâtiments du 3 et 3 bis sont détruits en
1970/1971. Une zone d'activité est créée 9 ans plus tard sur le site.
Le puits 3 ter est conservé pour le service du Siège 2 de Marles jusqu'en 1972. Le Chevalement est abattu en 1975.
Il ne reste aucun bâtiment en place sur le site réaménagé. Le terril
conique végétalisé est unique témoin de l'activité industrielle.
- La Fosse n°4 à Bruay , rue Raoul Briquet et rue Alfred Leroy. Elle entre en exploitation en 1874. Les puits n°4 et 4 bis sont arretés en 1955 et 1958.
Seul le n°4 ter est maintenu et modernisé, pour le service du personnel et du matériel pour le Grand ensemble du 6 de Bruay.
Le chevalement du 4 ter reçu des modifications et une nouvelle machine d'extraction.
L'arrêt intervient en 1970, le puits est remblayé en mars 1972. Il
reste 2 bâtiments avec toiture en demi-lune, ainsi qu'une partie des
murs de l'enceinte sur le site réhabilité par une entreprise.
- La Fosse n°5 à Divion , Avenue Paul Plouviez, mise en service en 1889,
ce puits sera toujours redouté des mineurs car fort grisouteux. Le
siège comporte 3 puits, le 5 et 5 bis sur un même carreau et le n°5,
sur un autre carreau au sud, sert uniquement à l'aérage et ne possède
pas de chevalement.
Le siège est modernisé à partir de 1947, 2 nouveaux chevalements
modernes remplacent les anciens, ainsi qu'un lavoir. De nouveaux
bains-douches sont également construits.
L'extraction est arretée le 17 mai 1969. Les chevalements sont abattus en 1972/1973.
Il subsiste le bâtiment des bains douches, une station de captage du
grisou y a été installée après remblayage des puits. Elle est toujours
en service. Le site est devenu Zone industrielle.
- La Fosse n°6 à Haillicourt, Rue Emile Zola.
Grand ensemble de
concentration, avec de nombreux bâtiments modernes. Foncé en 1909 et
mis en service en 1913. Siège de concentration à partir de 1951. 3
puits se trouvaient sur le carreau, le 6, le 6 bis et 6 ter. A la
modernisation, le 6 ter, dépourvu jusqu'alors de chevalements reçoit,
avec le n°6 bis, un grand Chevalement à molettes superposées. Il
devient alors le principal puits d'extraction de Bruay. 2 lavoirs
furent en service sur le site.
Le siège est arrêté en septembre 1979. Les puits sont remblayés en
1982. Le site est démantelé à partir de 1988. Seul devait subsistait le
chevalement du puits n°6 ter, le plus haut chevalement du Bassin, celui
ci est néanmoins abattu le 5 octobre 1989.
Il reste sur le site le bâtiment réaménagé de la lampisterie et les
terrils, le site est en cours de requalification, des logements et un
supermarché ont étés construits, un espace vert aménagé. un autre
bâtiment important était encore visible jusqu'à 2006, le magasin,
abandonné et vandalisé, il a été détruit.
- La Fosse n°7 à Houdain, rue du Maréchal Galliéni ou rue G. Clémenceau.
Le fonçage du puits n°7 commence le 15 décembre 1919, il ne
sera mis en qu'en 1929. Le puirs n°7 bis ne sera pas équipé de
chevalement, il sert à l'aérage.
Son chevalement a la particularité d'être l'unique du Bassin Nord Pas
de Calais, équipé de 4 molettes disposées sur le même plancher.
Arrêté à l'extraction 1954 après concentration sur le 6 de Bruay, il
sert au service du personnel et du matériel pour le siège jusqu'à sa
fermeture. Remblayé en 1980, (le 7 bis l'as été en 1973) le Chevalement
est abattu le 26 Juin 1981.
4 bâtiments sont encore en place sur le carreau, dont l'atelier et le magasin.
28 juin 2007
La Compagnie des Mines de Noeux
La concession fut accordée par décret du 15 Janvier 1853 à Mr de Bracquemont, déjà directeur de la Compagnie de Vicoigne, près de Valenciennes.
- La 1ère Fosse est ouverte en 1855 à Noeux. Elle portera le nom de
Bracquemont. Elle se trouve sur l'actuelle rue Nationale à Noeux les
Mines. Elle emploie de nouveaux procédés d'exploitation lors de son
fonçage, avec une machinerie innovante.
Le puits n°1 bis est ajouté en 1887 pour servir à l'aérage. Un coup de poussière y tua 3 mineurs le 7 Juin 1885.
- La Fosse n°2 "Dupont", à Hersin Coupigny, rue Marcel Rémi, Les travaux commencent en Mai 1854 et la fosse fonctionne en 1856.
- La Fosse n°3 "Parsy", à Noeux les Mines, rue de Béthune et rue des usines, à proximité de la gare, sera mise en exploitation en 1864.
- La Fosse n°4 "De comines de Marsilly", à Hersin Coupigny, rue Lamendin, Les travaux commencent le 26 Mai 1866 et la fosse est mise en service en 1868. Le puits 4 bis est ajouté en 1898 pour l'aérage.
- La Fosse n°5 "Wallerand", à Barlin, rue d'Hersin. Les 2 puits sont commencés en Décembre 1873. Le siège est ouvert en 1875.
- La Fosse n°6 "Davaine", à Labourse, rue Oscar Desuert. Le fonçage commence le 12 Juillet 1880. La fosse est mise en exploitation 2 ans plus tard. Le 2ème puits est creusé en 1898.
- La Fosse n°7 "Bonnel" à Barlin, dans le prolongement de la rue d'Houdain, le puits est creusé en mai 1887, la fosse entre en exploitation 1 an plus tard. Le 7 bis est ajouté en 1891.
- La Fosse n°8 "Léon Renard" à Verquin, rue Nationale et rue du 4 septembre. Les 2 puits sont commencés le 15 Mai 1899, pour une ouverture en 1902. Arrêt en 1967. Cette fosse possède encore un grand nombre de bâtiments, le Groupe Forclum y est implanté.
- La Fosse n°9 "Warenghien", à Hersin Coupigny, au fond de la rue du Général Drude ou rue d'Amade. Les travaux commencent en Novembre 1905, le siège ouvre en 1908, une explosion de grisou, en avril 1917, provoque la mort de 42 mineurs et blessent 11 autres. Arrêt total en 1957. Il subsiste le bâtiment de la machine d'extraction du puits n°9 bis.
- La Fosse n°10, à Hersin Coupigny, Boulevard de la Fosse 10, est ouverte en Juin 1911, ce puits servira à l'arége de la Fosse 4 de Noeux.
- La Fosse n°10 bis, à Bouvigny, est ouverte en 1914.
- La Fosse n°11 & 11 bis à Fouquières, les travaux commencent en Octobre 1908 (11bis) et Novembre 1913 (11), elle servira à l'extraction jusqu'en décembre 1930.
Autres activités industrielle de la Compagnie,
- Les Lavoirs et Usines de Noeux, comprenant des lavoirs, 1 usine à briquette, 1 usine à boulet, des usines chimiques. Le dépot des locos et le parc à stock se trouvaient à proximité.
- La Cokerie, fait partie du complexe des usines. Aucun bâtiment n'est visible, une partie des murs d'enceinte en ruine, on peut la localiser grace à un poste électrique ancien dans la rue affichant "fours à coke".
- La Centrale Thermique de Beuvry, trouvait à proximité du siège 6 de Noeux, dans une rue en impasse près de la route de Lens. 2 bâtiments (Ateliers, Magasins) sont encore visibles ainsi que le portail de l'entrée principale et l'enceinte du carreau, avec des cloisons de ciments, béton et du grillage.
- Le Rivage de Beuvry, se trouvait sur la route nationale. Il a été réaménagé en espace vert.
En 1925, La Compagnie de Noeux fusionne avec celle de Drocourt et
de Vicoigne et porte alors le nom de Compagnie des Mines de Vicoignes,
Noeux et Drocourt.
Toutes les constructions industrielles de cette époque sont alors communes dans les sièges et usines.
Après la nationalisation, la Concession fais partie du Groupe de Béthune.
Le Groupe entreprend la Concentration des Fosses de Noeux sur le Siège 13, nouveau siège, qui sera creusé à partir d'octobre 1947. Le siège
possède 2 puits, dont le 13 est équipé d'un chevalement portique à
double compartiment d'extraction. Le 13 bis restera coiffé de son puits
de fonçage jusqu'à la fermeture. Des bâtiments y sont encore visibles.
Le chevalement portique a été démonté en 1975 à la Fosse 9 de
l'Escarpelle du Groupe de Douai. Il y est encore visible.
05 août 2007
Compagnie des Mines de Noeux - Bilan du patrimoine visible en 2007
- Grands Bureaux, - Ateliers Centraux, dépot de locos, (Majeur partie de l'ensemble encore visible) - Fosse 1, Bâtiments de la Machinerie visible, - Fosse 3, Manque les Chevalements, les bâtiments des recettes, le triage, les ventilateurs, le terril. Le reste des bâtiments est visible, Bains-Douches, Bureaux, Conciergerie, Ateliers, Magasins, salle de machine d'extraction, salle des compresseurs. - Fosse 5, Salle des Machines, Lavabos, Chateau d'eau. - Fosse 7, Bureaux, Bains Douches de 1954. - Fosse 8, Essentiel des Bâtiments visibles, il manque les mêmes bâtiments qu'à la Fosse 3, (Chevalements et bâtiments annexes), - Fosse 9, 1 seul bâtiment de Machine d'extraction issus du 9 bis. - Centrale de Beuvry, 2 bâtiments ateliers et magasin. - Usines de Noeux, 3 bâtiments visibles + Usines construites dans les années 60/70 par les Houillères. - Rivage, 1 petit bâtiment visible. - Fosse 13 de Noeux / Siège de Concentration, Concierge, Bureaux, Atelier, Bains Douches Lampisterie, Chaufferie. Dernier bâtiment détruit, Fosse 6 de Labourse, Salle de la Machine d'extraction, 2001. Vestiges divers, Terril des Usines à Labourse et à Noeux (Piste de ski Loisinord), Terril de la Fosse 1, Terril plat à la Fosse 8. Murs d'enceinte de la Fosse 6, de la Cokerie et de la Centrale partiellement visible. 1 Musée de la Mine aménagé à Noeux les Mines dans l'ancien Centre de Formation des apprentis mineurs Lyautey. Site possèdant le plus grand nombre de bâtiments, Fosse 3 (10 bâtiments) et Fosse 8 (7).


Instituteur, originaire d'une autre région, Jean Louis est tombé "amoureux" de la mine et de son histoire lors de son arrivée dans le Nord Pas de Calais, il possède une collection de documents, photographies, livres et a décidé de s'investir dans le domaine de la sauvegarde du patrimoine minier. Il est parmi les premiers membres adhérents à rejoindre l'Apphim. Sa participation et sa motivation aux activités de l'association lui ont permis de devenir administrateur de l'association avec une fonction équivalente à celle de vice-président de l'Apphim.




























































