dimanche 20 mai 2007
Présentation
Bonjour et Bienvenue sur le site de l' Apphim, L'association pour les passionnés par l'exploitation et l'architecture industrielle minière. Nous présentons ici les différentes Compagnies Minières et leurs vestiges visibles dans le bassin du Nord Pas de Calais.
Association pour la Protection du Patrimoine Historique et Industriel Minier
Association for the Protection of historical and industrial mining
Vereinigung für den Schutz der historischen Bergbau und Industriel
Asociación para la Protección de la minería histórica e industrial
Associazione per la tutela delle miniere storici e industriali
Vereniging voor de bescherming van historische en industriële mijnbouw
Présentation du fondateur de l'Apphim, Sébastien Glaubert, 27 ans, Béthune
Passionné par la mine depuis de longues années, j'ai débuté ma passion dès l'age de 8 ans, par la collection de photographies et en accompagnant mon père, photographe, sur des sites miniers en démolition. Fasciné par la grandeur de la mine, je suis tombé amoureux de cet ensemble si complexe, ma passion n'as jamais tarie mais à évolué en en apprenant davantage chaque jour.
En développant mes objectifs et ma volonté de sauvegarder de nouveaux vestiges, s'ajoutant à ceux déjà conserver, j'ai eut l'idée de créer une association dès l'age de 12 ans.
Le 11 Mai 2004, à l'age de 22 ans, j'ai crée l'APREPA, Association pour la Protection du Patrimoine Architectural du Bassin Houiller du Nord Pas de Calais, Devenue depuis l'Association pour la Protection du Patrimoine Historique et Industriel dans le Bassin Minier du Nord Pas de Calais, association régie par la loi du 1er Juillet 1901.
Sa vocation, la mémoire et la sauvegarde des bâtiments et installations, issus des activités industrielles des Houillères du Bassin du Nord Pas de Calais, faisant parti du Groupe Charbonnages de France, dissous le 31 Décembre 2007.
Devant la maquette de la fosse 2 d'Oignies, Janvier 2009.
Autre membre de l'Apphim, Jean Louis Huot, Administrateur
Jean Louis, devant la dalle du puits n°13 bis de Sains en Gohelle.
Jean Louis fais également des recherches personnelle sur la localisation de l'ensemble des puits de mine du Bassin Nord Pas de Calais, qu'il tient à jour sur son blog très intéressant, que vous pourrez découvrir en cliquant sur le texte. Ses recherches personnelles ont également apportées de nombreuses informations à l'Apphim.
Si vous souhaitez des renseignements concernant l'archéologie industrielle et les vestiges de l'exploitation encore visible, je vous invite à vous rendre sur notre blog qui traite de ce sujet, cliquez ici.
Schéma des différents traitements de la Houille après son extraction
L'Apphim vous souhaite une Bonne Année 2010
Accès direct aux Pages (Cliquez sur l'image)
Si vous souhaitez acceder directement à la présentation d'une Compagnie Minière ou des Fosses et Usines de cette Compagnie, ckiquez sur l'image
jeudi 31 mai 2007
Les compagnies minières secteur de Flechinelles, Enquin les Mines, Auchy au Bois
Cette partie s'appelait le "far-west" du bassin Houiller Nord Pas de Calais. L'ensemble de Ligny regroupe les Fosses 1, 2 et 3 de Ligny les Aire.
Cette compagnie de Ligny-lès-Aire est née de la faillite de la société anonyme des mines de Fléchinelle, Auchy-au-Bois et Lières en 1894.
Elle va continuer l'extraction des deux concessions d'Auchy-au-Bois et de Fléchinelle. Les installations vont être modernisées et l'effort de restructuration porte davantage sur l'exploitation de la fosse n°1 de Fléchinelle.
En 1899, la compagnie extrait 111 000 tonnes et emploie 602 ouvriers dont 354 au fond. En 1903, elle compte 750 ouvriers dont 554 au fond.
Les travaux de la fosse n°2 débute en 1900 et l'extraction du charbon démarre en 1904. Son chevalet, qui présente la particularité d'avoir la machine à extraction à son sommet, est une construction allemande dont la maquette avait été présentée lors de l'exposition universelle de Paris en 1900.
L'effectif total atteint 900 unités en 1910 et la production s'élève à 157 000 tonnes. En 1918, la Compagnie emploie 1572 ouvriers dont 1266 mineurs de fond.
L'exploitation du n° 1 s'achève alors que la fosse n° 3 commence l'extraction en mai 1929. Le n° 3 bis, un ancien puits creusé en 1862, est remis en service à partir de 1927 pour l'aérage du n° 3.
En 1939, 668 unités sont employées par la Compagnie dont 413 au fond.
Avec la nationalisation des Houillères, la Compagnie de Ligny-lès-Aire se fond dans le groupe d'Auchel.
Les Fosses de Ligny sont arrêtées en même temps en 1950, suite aux difficultés d'exploitation.
Il demeure des vestiges de l'exploitation dans le paysage, la fosse 3 possède encore des bâtiments et son terril, certains corons rénovés à Fléchinelles et Enquin, au milieu des champs et des fermes et aussi à Estree-Blanche le village voisin, une cité nommée cité du Transvaal, les terrils boisés de la fosse 1 et 2.
FOSSES ET ANNEXES DES MINES DE LIGNY
- La Fosse n°1, Fosse de Fléchinelle à Enquin-les-Mines.
- La Fosse n°2 à la Tiremande,
La fosse 2 ou fosse du Transvaal se trouve sur la commune de Ligny-lez-Aires. Les puits 2 et 2Bis furent foncés dès 1901 et étaient respectivement profonds de 567 et 406 mètres et mis en exploitations en 1902 pour le 2Bis et 1904 pour le premier puits.
Le puits n°3Bis de Ligny servait comme puits de retour d' air
Renseignements, www.archivesnationales.culture.gouv.fr, www.histoires-de-chtis.com et le livre Histoire des Mines du Nord Pas de Calais, Tome 1 & 2.
La Clarence
La compagnie de la Clarence / Equipement industriel
Cette compagnie, dont le siège se trouve à Calonne-Ricouart a exploitée 2 sièges, la Fosse 1, à Divion pour l'extraction de la Houille a grande profondeur (1069 m, un des plus profond et des plus dangereux du bassin!), elle sert également au service du personnel et du matériel, et la Fosse 2 ou Salonique à Calonne uniquement pour le Retour d'Air de la Fosse 1, situé en contrebas de la vallée près de la route menant à Marles.
Une Centrale Thermique était également en fonction sur le site de la Fosse de Divion.
Vue actuelle sur les Grands Bureaux de la Clarence, transformés en logements.
La fosse 1 "meurtrière" fut mise en service en 1896 et ferma en 1954.
Le charbon remontait en berlines sur le carreau grâce aux 2 puits. Celles-ci dévalaient la colline grâce a un trainage menant au triage lavoir de la fosse situé derrière la gare de Calonne.
Une grave catastrophe y eut lieu le 3 septembre 1912 causant la mort de 78 mineurs.
Le Puits n°1 bis fut modernisé vers 1935-1936. On réinstalla un grand chevalement métallique ainsi que sa machine d'extraction, ce matériel venant de la Compagnie des Mines de Gouy Servins à Bouvigny.
La fosse est modernisé fin 1951, avec un nouveau Chevalement au puits n°1, une nouvelle machine est une modernisation des appareils de production est effectué. Une nouvelle voie ferrée est également installée pour liaison avec le triage de Calonne.
Le puits n°1 en 1954.
Cependant la fosse ferma en 1954, malgré une modernisation récente, cette décision est prise suite à une nouvelle catastrophe qui tua 10 mineurs et blessa gravement 2 autres, le dimanche 20 Juin 1954, à 4h20.
Les 785 mineurs y travaillant sont mutés dans les Fosses du Groupe d'Auchel.
Les victimes de la catastrophe de 1954, Journal "Bruit de fond" (Groupe d'Auchel).
Vue satellite du site de la Clarence en 2006, en bleu, l'emplacement des puits, en rouge, les bâtiments de la fosse encore visibles; a, château d'eau; b, Salle des Compresseurs; c, magasin; d, atelier; e, Lampisterie; f, hangar; g, maison du garde.

Les installations furent aussitôt démantelées. Après revente de l'essentiel du matériel pratiquement neuf, dans les autres Groupes du Bassin. Le chevalement et la machine d'extraction du Puits n°1 fut démonté et réinstallé en 1955, sur le puits 2 de la fosse Sabatier à Raismes du Groupe de Valenciennes ou il est actuellement conservé, privé de son faux-carré où passait la cage.
Bâtiment de la Machine d'extraction du puits n°1. 11/2008.
Bâtiment de la Machine d'extraction du puits n°1 bis. 11/2008.
Un bâtiment du triage, qui se trouvait derrière la gare de Calonne, est encore visible, mais à l'abandon. Le site avaiet été repris par un entrepreneur de constructions sous-traitant des commandes pour le Groupe d'Auchel.
Vue satellite du carreau du triage, le bâtiment en béton et briques est un vestige de l'ancien triage.
Fosse 2 ou Salonique à Calonne-Ricouart
Le site de la Fosse 2 est occupé par une entreprise qui conserve le bâtiment de la Machine d'extraction.
Photo issus du livre de Jean Marie Minot et Guy Dubois, Histoire des Mines du Nord et du Pas de Calais, tome 1 et 2.
vendredi 1 juin 2007
La Compagnie des Mines de Marles les Mines, Historique, Fosses et Usines
La Compagnie des Mines de Marles fut créée le 15 Novembre 1852, elle exploita 6 Sièges,
- le 1er puits foncé à Marles, fut rapidement abandonné à une profondeur de 55, 58m.
- Le 2ème puits se situe également à Marles, actuelle résidence de la peupleraie, qui s'éboula suite à la montée des eaux en 1866. Il sera réouvert en 1908, le chevalement y est conservé est la Salle de la machine est devenue Musée de la Mine.
2 autres puits sont foncés à l'est du puits 2, à Marles les Mines, un nouveau carreau est créé, en 1910 et 1917, les puits n°2 bis et 2 ter, qui seront, par la suite, le plus important siège du Groupe d'Auchel et le Siège de concentration.
Les Fosses et Usines des Mines de Marles
Fosse 2 à Marles les Mines
Vue satellite de la Fosse 2 en 2006, le chevalement est la salle de la machine sont conservés et rénovés. Un petit musée s'y trouve.
Siège 2 bis à Marles les Mines
Démolition du siège 2, le
Chevalement du n°2 bis est déjà tombé, l'ensemble des bâtiments du siège 2 sont détruits. Il ne reste que le petit bâtiment en avant-plan et
qui servait pour la mise à terril du 1er terril. Photo J.M. Minot.
Dernière exploitation de Marles, l'ensemble appelé Unité de Production 2 d'Auchel, sera fermé en Mars 1974. Aucun bâtiment du siège 2 n'est visible à présent, il ne reste qu'un petit bâtiment au pied du terril.
- La Fosse 3, se trouve à Auchel, rue C. Beugnet et rue de la fosse 3. 3 puits s'y trouvaient, les puits Saint Abel et Saint Firmin, et le puits n°3 Ter (son chevalement est encore visible à Evin Malmaison sur le puits n°8 ou il a été remonté en 1968).
Le siège a été mis en service peu après l'effondrement du puits n°2 et permit la prospérité de la Compagnie par l'exploitation d'un riche gisement. Le siège fermera en 1962 après concentration sur le Siège 2 de Marles. 2 bâtiments sont encore visibles, proche du puits 3 ter. Il subsiste également une petite partie du terril, encore exploitée et la cité minière.
Puits n°3bis, 8 Novembre 2009.
Dalle du puits n°3 ter, 7 Novembre 2009.
- la Fosse n°4 ou Saint Emile, à Auchel/ Rimbert, rue du carreau ou rue du chantier, elle entra en exploitation en 1870 et fermera en 1950. 2 puits y furent exploités, le 4 et 4 bis. Le site est réaménagé en espace vert et des constructions ont étés réalisées à proximité des puits, le terril à été exploité.
- La Fosse n°5, à Auchel, rue du Docteur Laennec, et rue Roger Salengro. Le fonçage du puits fut entrepris à partir de Juin 1872 et le siège sera mis en exploitation en décembre 1876.
Ce siège comportaient à l'origine 2 puits d'extraction, le n°5 et le n°5 bis. un 3ème, le 5 ter débutera en mai 1917 et sera mis en exploitation en janvier 1936. Il sera utilisé pour le retour d'air des puits 5 et 5 bis.
L'arrêt de l'extraction se fit en 1963, avec la concentration sur le Siège 2 de Marles. Le 5 ter est maintenu seul pour le service du personnel et du matériel, ainsi que pour le retour d'air pour le Siège 2.
Le chevalement du puits 5 ter sera abattu le 13 Juillet 1976.
Puits n°5 ter dans les années 1960.
- le Siège n°6 à Calonne-Ricouart, Avenue du Carreau à Calonne-Ricouart pour le puits 6 bis et 6 ter. Le puits n°6 se trouvait au nord de ces puits.
Commencé en 1902, le puits entra en exploitation en 1908, le n°6 bis,en décembre 1912 et le n°6 ter en fin d'année 1924.
Ce siège fut à l'époque, un des plus puissant d'Europe.
Il fut le 1er siège a être concentré sur le Siège 2, à partir de 1960.
Les puits 6 et 6 bis sont arrêtés définitivement et démantelés en 1966. Le 6 ter est maintenu jusqu'en mai 1974.
Il ne reste aucun bâtiment visible à l'emplacement du siège 6. Le terril est encore exploité.
Carreau du puits n°6, aménagé en stade. 2006.
Emplacement du carreau du puits n°6 bis en 2006.
- Fosse 7 de Marles à Auchel, Boulevard Basly, exploitée de 1909 à 1952. Profondeur de 614 m.
Autres activités industrielles de la Compagnie
- Une Centrale Thermique et une Cokerie se trouve à Chocques, rue de Lapugnoy.
- Une gare de triage à Lapugnoy,
- Le service du chemin de fer à Marles, comprenant le dépot des locomotives , l'atelier de réparation des wagons (bâtiment détruit en 2005).
- Un rivage à Béthune.
- Une briqueterie, en service à proximité de la Fosse 3.
- Les grands bureaux se trouvaient à Auchel, rue Jean Jaurès et Boulevard de la paix.
mercredi 20 juin 2007
La Compagnie de Ferfay
Cette Compagnie a été constitué le 8 Juin 1852 pour la recherche et l'exploitation de la Houille entre Ames et Ferfay. Elle sera ensuite rachetée par la Compagnie des Mines de Marles.
LES FOSSES DE LA COMPAGNIE DES MINES DE FERFAÿ
- La Fosse 1 ou Montebello, se trouve le long de la rue Lamendin à
Auchel, en arrière des Bureaux de la Compagnie, dans le quartier appelé
Saint Pierre.
Il puits entra en exploitation en 1855, l'extraction est arretée en
1894. Cette fosse devient 4 ter de Marles lors de la fusion des 2
compagnies. Quelques bâtiments sont encore visibles actuellement.
Vue satellite en 2006, entouré en rouge, les bâtiments miniers, en bleu, la position du puits.
- Fosse Numéro 2 à Ferfay, ou Lahure, au nord ouest de la Fosse Montebello.
Le fonçage commence en 1856, mais la première veine exploitable n'est découverte qu'en 1865. A signaler une explosion le 11 février 1884 qui fait 17 morts. Renommé Fosse 1 de Marles après Fusion des 2 compagnies. Arrêt de l'exploitation en 1936.
Vue satellite en 2006, entouré en rouge, les bâtiments miniers, en bleu, la position du puits.
- Fosse 3 ou Druon à Ferfay se trouvait sur la rue de Lillers. Ouverte en 1867. Début de l'exploitation en 1870, fermeture le 21 août 1929.
- Fosse 4 à Auchel, se trouve dans la rue nationale, à proximité de la
chaussé Brunehaut. Le fonçage débuta le 11 août 1917. Elle fut mise en
extraction en 1928, après la fusion des Compagnies de Marles et de
Ferfay.
Elle porte alors le nom de Fosse 7 bis de Marles.
En 1944, un bombardement démoli la salle des compresseurs et la Machine d'extraction.
Les puits sont profonds de 644 m (7 bis) et 774 m (7 ter). Arrêt de l'exploitation le 28 Août 1950.
De nos jours, c'est la Fosse de Marles-Ferfay qui possède le plus grand nombre de bâtiments.
Vue satellite en 2006, entouré en rouge, les bâtiments miniers, en bleu, la position du puits.
La Compagnie de Cauchy
Le 6 juin 1856, une société de recherches explore le sous-sol le long de la route de Lillers à Saint-Pol. Trois sondages rencontrent le charbon à Cauchy-à-la-Tour. Cette société se transforme en Société d'exploitation de Camblain-Chatelain, Cauchy et Floringhem et formule une demande de concession accordée par le décret du 21 mai 1864 sur 278 ha.
Une seule et unique fosse pour cette Compagnie :
- Fosse Coubronne à Cauchy : ouverte en 1859, elle produit 1147 tonnes en 1861 puis seulement 4000 tonnes en 1868. Les couches sont irrégulières et faibles et la Société entre en liquidation cette même année 1868. Deux adjudicataires sont désignés, mais ceux-ci ne paient pas leur acquisition. Le tribunal désigne alors la Compagnie voisine de Ferfay nouvel adjudicataire. Celle-ci fait de Coubronne sa fosse numéro 4. En 1872, un décret réunis les concessions. Hélas, les résultats restent maigres (8000 tonnes en 1874). Les travaux sont donc abandonnés mais reprendront néanmoins en 1914.
La Compagnie des Mines de Bruay
Les Grands Bureaux des Mines de Bruay vers 1920.
C'est le 29 décembre 1855 qu'une concession est accordée à la Compagnie des mines de Bruay dirigée par M. Lecomte. Le fonçage du premier puits a eu lieu en décembre 1852 mais il n'entre en exploitation qu'en 1855, produisant, dès 1858, 2 000 hl/jour.
[c=#666666][/c]
Les fosses 2, 3, 4 et 5 sont respectivement creusées en 1858, 1866, 1874 et 1889. Elles connaissent des fortunes diverses, ainsi la fosse 2 est rapidement abandonnée puis reconstruite en 1890. Le personnel de la compagnie progresse néanmoins rapidement, ainsi en 1890, on dénombre 3 600 hommes puis, en 1897, 4 580. La production s'accroît de façon tout aussi manifeste, passant de 877 000 t. en 1890 à 1 500 000 en 1897.
En 1910, après que le 2bis à Haillicourt a été foncé, le personnel atteint les 8 457 hommes, femmes et enfants, et la production les 2,5 millions de tonnes.
La Compagnie a la chance, pendant la Première Guerre mondiale, de ne connaître ni l'occupation allemande, ni la destruction, malgré de nombreux bombardements. Aussi la production connaît, après une baisse en 1914 (deux millions de tonnes), un constant accroissement jusqu'à la fin de la guerre : 3 143 000 t. en 1915, 3 325 000 t. en 1916 et 4 504 000 t. en 1917. En 1918, 20 505 ouvriers travaillent aux Mines de Bruay.
Les travaux de la fosse 7 commencent en 1919 mais la mise en exploitation ne peut être faite avant 1929.
A la veille du second conflit mondial, la Compagnie produit 3 161 000 tonnes de charbon, elle emploie alors 16 157 ouvriers, elle possède un lavoir central, une usine de distillation à basse température (carbolux), une usine à boulets, une centrale électrique, 160 kilomètres de chemins de fer, un rivage à Béthune et un hôpital !
Après la nationalisation de 1946, le Groupe de Bruay reprend les limites des anciennes concessions des Mines de Bruay, d'une superficie de 4 900 hectares, et de Noeux (300 ha), ainsi que la concession inexploitée de Beugin (1 800 ha).
Ce large gisement de 7 000 hectares est partagé en deux champs d'exploitation distincts séparés par la faille de Ruitz.
Les Fosses de la Compagnie des Mines de Bruay
- La Fosse 1 de Bruay, fut foncée en décembre 1852 à Bruay.
La Fosse se trouve
dans l'actuelle rue Henri Cadot à Bruay la Buissière. 1930 voit la
fermeture du puits n°1. Après l'arrêt de la Fosse, les bâtiments sont
reconvertis pour le Groupe de Bruay. Le magasin et le laboratoire
central s'y trouveront. Une liaison par voie ferrée permet la
communication avec les ateliers centraux.
Les derniers bâtiments de la Fosse seront détruits vers 1981. Le site
est aménagé en espace vert. Un monument marque le souvenir de la
découverte de la houille à Bruay. Le puits se trouve quelques mètres
plus loin. Autres renseignements
- La Fosse n°2 à Bruay, rue Florent Evrard, sera mise en activité en 1858, elle fermera rapidement suite à de trop importantes remontées d'eaux. Elle servira à l'aérage de la Fosse n°2 bis jusqu'à sa fermeture en 1956. Profondeur du puits, 257 m. Remblayé en 1957.
La fosse est située sur le carreau des Ateliers centraux de Bruay, qui seront ensuite repris les Ets Foulon, sous traitants des HBNPC.
Vue satellite du site, entouré en bleu, le puits n°2.
- La Fosse n°2 bis à Haillicourt , Avenue des Pinsons, entre en activité en 1907. Arrêtée en 1956.
La Fosse n°2 bis conserve de nos jours, une grande partie de bâtiments, c'est la Fosse de l'ancienne Compagnie de Bruay qui possède encore le plus de bâtiments.
Site des Mines de Bruay possèdant le plus grand nombre de bâtiments, dont la salle des Machines. La cheminée de la Chaufferie était encore visible dans les années 1980.
- La Fosse n°3 à Bruay , dont les travaux débutent le 27 Octobre 1866.
Elle est située sur l'actuelle rue Paul Daguercar. Cette fosse restera
longtemps la plus productive. Elle comportait 3 puits, le 3, 3 bis et 3
ter. Le puits n° 3bis est foncé à partir de Juin 1891, il servira à
l'extraction. Le 3 ter, profond de 708 m est utilisé pour la descente
du personnel et du matériel.
La fosse ferme le 31 Octobre 1966. les 117 ouvriers qui y travaillent sont mutés à Hénin-Liétard.
Les Chevalements est bâtiments du 3 et 3 bis sont détruits en
1970/1971. Une zone d'activité est créée 9 ans plus tard sur le site.
Le puits 3 ter est conservé pour le service du Siège 2 de Marles jusqu'en 1972. Le Chevalement est abattu en 1975.
Vue satellite du site, en bas, à droite, puits n°3, à gauche, puits n°3 bis. En haut, puits n°3 ter.
Il ne reste aucun bâtiment en place sur le site réaménagé. Le terril conique aujourd'hui recouvert par la végétation, est l'unique témoin de l'activité minière du site.
- La Fosse n°4 à Bruay , rue Raoul Briquet et rue Alfred Leroy. Elle entre en exploitation en 1874. Les puits n°4 et 4 bis sont arretés en 1955 et 1958.
Seul le n°4 ter est maintenu et modernisé, pour le service du personnel et du matériel pour le Grand ensemble du 6 de Bruay.
Le chevalement du 4 ter reçu des modifications et une nouvelle machine d'extraction.
L'arrêt intervient en 1970, le puits est remblayé en mars 1972.
Vue satellite du site, en haut, à gauche, puits n°4, à droite, puits n°4 bis. En bas, entre les 2 bâtiments, puits n°4 ter.
Il reste 2 bâtiments avec toiture en demi-lune, ainsi qu'une partie des murs de l'enceinte sur le site réhabilité par une entreprise.
- La Fosse n°5 à Divion , Avenue Paul Plouviez, mise en service en 1889, ce puits sera toujours redouté des mineurs car fort grisouteux. Le siège comporte 3 puits, le 5 et 5 bis sur un même carreau et le n°5, sur un autre carreau au sud, sert uniquement à l'aérage et ne possède pas de chevalement.
Le siège est modernisé à partir de 1947, 2 nouveaux chevalements
modernes remplacent les anciens, ainsi qu'un lavoir. De nouveaux
bains-douches sont également construits.
L'extraction est arrêtée le 17 mai 1969. Les chevalements sont abattus en 1972/1973.

Vue satellite du site. Entouré en bleu, à gauche, le puits n°5, à droite, le n°5 bis. Une installation de captage du grisou y a été installée par les Houillères, reprise ensuite par la Cokerie de Drocourt pour l'alimentation de ses fours. Elle appartient désormais à Gazonor, ancienne filiale de Charbonnages de France.

Vue satellite du puits N°5 ter. En bleu, localisation du puits.
Il ne subsiste que le bâtiment des bains douches construits dans les années 50. Le terril a été un des plus haut de la région, il a été en grande partie exploité. Le site est devenu Zone industrielle. Le puits n°5 ter ne possède plus de bâtiments.
- La Fosse n°6 à Haillicourt, Rue Emile Zola.
Grand ensemble de
concentration, avec de nombreux bâtiments modernes. Foncé en 1909 et
mis en service en 1913. Siège de concentration à partir de 1951. 3
puits se trouvaient sur le carreau, le 6, le 6 bis et 6 ter. A la
modernisation, le 6 ter, dépourvu jusqu'alors de chevalements reçoit,
avec le n°6 bis, un grand Chevalement à molettes superposées. Il
devient alors le principal puits d'extraction de Bruay. 2 lavoirs
furent en service sur le site.
Le siège est arrêté en septembre 1979. Les puits sont remblayés en
1982. Le site est démantelé à partir de 1988. Seul devait subsistait le
chevalement du puits n°6 ter, le plus haut chevalement du Bassin, celui
ci est néanmoins abattu le 5 octobre 1989.

Sébastien Glaubert, sur la dalle du puits n°6, 19 décembre 2009.
Plaque sur la dalle du puits n°6.
Le dernier bâtiment de la Concentration visible, la lampisterie.
Il reste sur le site le bâtiment réaménagé de la lampisterie et les terrils, le site est en cours de requalification, des logements et un supermarché ont étés construits, un espace vert aménagé. un autre bâtiment important était encore visible jusqu'à 2006, le magasin, abandonné et vandalisé, il a été détruit.
- La Fosse n°7 à Houdain, rue du Maréchal Galliéni ou rue G. Clémenceau.
Le fonçage du puits n°7 commence le 15 décembre 1919, il ne
sera mis en qu'en 1929. Le puirs n°7 bis ne sera pas équipé de
chevalement, il sert à l'aérage.
Son chevalement a la particularité d'être l'unique du Bassin Nord Pas
de Calais, équipé de 4 molettes disposées sur le même plancher.
Arrêté à l'extraction 1954 après concentration sur le 6 de Bruay, il
sert au service du personnel et du matériel pour le siège jusqu'à sa
fermeture. Remblayé en 1980, (le 7 bis l'as été en 1973) le Chevalement
est abattu le 26 Juin 1981.

Vue satellite du site, en bleu, en bas, puits n°7, en haut, puits n°7 bis. En rouge, les bâtiments de la fosse encore visibles.
4 bâtiments sont encore en place sur le carreau, dont l'atelier et le magasin.
-Grands Bureaux/Maison d'administration
Les Grands Bureaux ont étés rasés dans les années 70, il subsiste néanmoins 2 bâtiments d'appentis, en partie réhabilités en logements. La maison du Directeur est encore visible. L'ancienne maison d'administration se trouvait à proximité de la mairie et de la clinique. Elle est transformée en plusieurs logements.
-Ateliers Centraux à Bruay la Buissière
Situé sur le carreau de la Fosse 2, les ateliers ont étés régulièrement agrandis et étendus, de l'autre côté de la voie ferrées. Cette partie sera vendue dans les années 1960, aux Ets Foulon, cette société sera en liquidation, en 2000. Depuis cette date, les bâtiments sont laissés à l'abandon et sont vandalisés. Ils appartiennent désormais à l'EPF.
Plaque aux ouvriers des ateliers centraux, inaugurée le 2 novembre 1947.
Ouvriers des ateliers centraux morts pour la France
SELLEZ Jean, prisonnier, mort en captivité
SALOME Edouard, prisonnier, mort en captivité
FLAMENT André, mort au champ d'honneur
KESTEN Louis, mort au champ d'honneur
LECLERCQ Marcel, mort au Champ d'honneur
1er site
2ème site,
Le 2ème site est encore en activité pour une entreprise.
La Chaufferie des Ateliers Centraux est pratiquement complète, les 2 foyers sont encore visibles. Les bâtiments sont pratiquement complets, à l'exception de ceux détruits par le vandalisme incessants.
-Dépôt des Locos, entretien Wagons
Le bâtiment a été repris par une entreprise. Il est à présent abandonné et vandalisé.
2ème site, construit par les HBNPC
Le second dépôt est situé quelques mètres plus loin que l'ancien. Il comportait une rotonde aujourd'hui détruite. La voie menait ensuite vers les usines de Labuissière. La vue satellite présente encore le bâtiment des bureaux de cette rotonde, qui furent détruit en 2007. Sur la façade de ce bâtiment se trouvait une plaque, inaugurée le 12 octobre 1947, en mémoire des membres du personnel du Chemin de Fer des Mines de Bruay, morts lors de la Seconde Guerre Mondiale. Le site est aujourd'hui aménagé en parc de la Rotonde.
-Lavoir, Centrale, Cokerie Carbolux à Labuissière/Gosnay
Le site comportait un lavoir, une centrale thermique et une cokerie sur le même site.
A l'entrée de la Cokerie, on peut trouver la plaque commémorative avec le texte suivant:
Le personnel des usines Carbolux à leurs camarades
Morts au champ d'honneur
CAUDRON Florent
COTTIN david
DELVAL Paul
DEMONT Ernest
HUE Raoult
RENARD Albert
VASSEUR Paul
Victimes civiles
BAR Godefroy
BOILLY Ernest
DUPONT Julien
DUQUESNOY Jules
LEMAIRE André
STOCZICKI Jean
BOUXIN Constant
DELELIS Marcel
DELEMARRE Henri
DERUY Maurice
DESCAMPS Gérard
DUHAMEL Marcel
FARDOUX Maurice
FENART Julien
FLORENT Henri
FRESIER Albert
LEFEVRE Albert
MACHET Henri
MIONT Gaston
VAILLANT Yves
VARET Jean
Seule la cokerie possède encore des bâtiments.
Constructions diverses de la Compagnie des Mines de Bruay ou des HBNPC, Groupe de Bruay,
- Clinique Médicale de Bruay,
Cette clinique contenait 36 lits de médecine, ouverte en 1934. La Clinique était spécialisée dans la pneumologie et les consultations de cardiologie. Rattachée en 1977 au Groupe AHNAC. Cette clinique a fermée lors de l'ouverture de celle de la Clarence en 2006. Ce qui a également entrainée la fermeture de celle d'Auchel. Les bâtiments, abandonnés, appartiennent désormais à l'EPF.



"MB" signifiant "Mines de Bruay", sur les portes d'entrée.
Arrière du bâtiment.
- Centre de Formation/Mine Image
Le Centre d'Apprentissage, la mine-image et le gymnase sont encore visibles. La mine-image est aujourd'hui aménagée en musée de la Mine très intéressant, avec du matériel du Groupe d'Auchel-Bruay.
Source, http://www.bruaylabuissiere.fr
L'Ecomusée vous présente l'histoire de la mine, celle de l'évolution
des techniques de l'outillage (de 1855 à 1979), des méthodes
d'extraction du charbon et de prévention contre les poussières, le
grisou...
Histoire de la mine, et des mineurs aussi, exposés aux
pires dangers (les éboulements, les gaz dont le grisou est le plus
redouté) travaillant dans les pires conditions, comme par exemple, dans
cette taille de 40 cm d'ouverture où ils restaient allongés pendant des
heures pour abattre le charbon au marteau-piqueur...
Et pour mieux
vous faire vivre la dimension humaine de cette partie essentielle de
notre histoire, ce sont des anciens mineurs qui vous guideront pendant
une heure à travers 400 m de galeries, et vous commenteront deux films
: l'un sur l'exploitation du charbon, l'autre sur la descente du
Général de Gaulle au puits n° 6 de Bruay en 1959.
Il a fallu 8
ans à d'anciennes "gueules noires" pour reconstituer, pièce après
pièce, cet univers du fond de la mine. Le plus bel hommage leur est
régulièrement rendu par d'anciens mineurs qui s'exclament :
"Incroyable ! On se croirait au fond !". Alors, venez partager leurs émotions !
Horaires d'ouverture
- chaque week-end de 14 à 17 h de début avril à fin septembre
- pour les groupes, possibilité de venir sur rendez-vous
Prix d'entrée
adultes : 5 euros
scolaires : 2,50 euros
groupes de plus de 15 personnes : 4,5 euros par personne
gratuit pour les enfants de moins de 10 ans accompagnés des parents
Musée de la Mine - Cours Kennedy 62700 BRUAY-LA-BUISSIERE
Bilan des vestiges de la Compagnie des Mines de Bruay,
-Chevalements, néant,
-Bâtiments d'extraction, néant,
-Salle des Machines d'extraction, néant,
-Bâtiment de machines, Fosse 2 bis d'Haillicourt, 1 bâtiment; Fosse 4, 2 bâtiments.
-Bâtiment des Bains douches, Fosse 2 bis d'Haillicourt, 1 bâtiment; Ateliers Centraux, 1 bâtiment.
-Lampisterie, néant,
-Ateliers/Magasins, Fosse 2 bis, 1 bâtiment; Fosse 7, 2 bâtiments.
-Concierge, Fosse 2 bis, 2 bâtiments, Fosse 7, 1 bâtiment.
-Ateliers Centraux 1er site, 13 bâtiments, bureaux, douches, chaufferie, compresseurs, poste électrique, garages, remises, ateliers...
-Ateliers Centraux, 2ème site, 5 bâtiments, ateliers, bureaux, garages, concierge
-Entretien Chemin de fer, 2 bâtiments.
-Usines (Cokerie, lavoir, Centrale), 11 bâtiments
-Bâtiments divers , 6 bâtiments
-Bâtiments construits par les HBNPC,
Bains Douches, Fosse 5 de Bruay, 1 bâtiment.
Lampisterie, Fosse 6 de Bruay, 1 bâtiment.
Total, 49 bâtiments encore visibles (possibilité d'erreur à 5 bâtiments près).
Voies ferrées, il en subsiste des traces à proximité des Ateliers Centraux, pont en briques et voies à moitié enterrées.
Terrils, 1 exploité, 5.
Visibles, 4; usines de Labuissière, 2 bis (en sursis), 3, 6.
jeudi 28 juin 2007
La Compagnie des Mines de Noeux
La concession fut accordée par décret du 15 Janvier 1853 à Mr de Bracquemont, déjà directeur de la Compagnie de Vicoigne, près de Valenciennes.
dimanche 5 août 2007
Patrimoine Industriel des Mines de Noeux
Patrimoine Industriel de la Compagnie des Mines de Noeux
- La 1ère Fosse est ouverte en 1852 à Noeux. Elle portera le nom de Bracquemont, Directeur de la Compagnie. Elle se trouve sur l'actuelle rue Nationale à Noeux les Mines. Elle emploie de nouveaux procédés d'exploitation lors de son fonçage, avec une machinerie innovante.
Le puits n°1 bis est ajouté en 1887 pour servir à l'aérage. Un coup de poussière y tua 3 mineurs le 7 Juin 1885.
Puits n°1 bis au 1er plan et n°1 en arrière.
La fosse se trouve englobée dans les ateliers Centraux et les Grands Bureaux des Mines de Noeux.
L'extraction de la fosse cesse en 1938. Les installations du puits n°1 sont entièrement détruites. Celles du puits n°1bis sont conservées pour l'aérage jusqu'en 1968. Cependant, la partie haute du chevalement est découpée, et le triage est abattu.
Les installations de la fosse 1 vers 1950.
La Fosse 1 actuellement
Vue satellite du site du regorgeait encore
d'activités à ce moment, avant le transfert de Leroy Merlin. En 2009,
les bâtiments barrés en rouge sont déjà détruits.
Les bâtiments du puits n°1 bis en 2009.
La fosse 1 est la dernière de la Compagnie à posséder son bâtiment d'extraction, qui est encore en très bon état, ainsi que des éléments du chevalement à l'intérieur. Les installations encore visibles de la fosse 1 font l'objet de mesure de classement auprès des Monuments Historiques.
- La Fosse n°2 "Dupont", à Hersin Coupigny, rue Marcel Rémi, Les travaux commencent en Mai 1854 et la fosse fonctionne en 1856.
- La Fosse n°3 "Parsy", à Noeux les Mines
Situation, rue de Béthune et rue des usines.
La fosse se situe proche de la gare de Noeux. Les travaux commencent le 10 Août 1863, la fosse entre en service l'année suivante.
La Fosse 3 vers 1910.
Le second puits, le n°3 bis est ajouté l'année suivante. La profondeur des puits est de 725m pour le puits n°3; 632 pour le n°3bis.
Touchée par les bombardements allemands de la 1ère guerre mondiale, les bâtiments sont réparés en 1920.
Puits n°3bis après les bombardements Allemands.
Le puits n°3 est modernisé en 1925 par le remplacement du chevalement et de la Machine d'extraction. Le triage est également modernisé.
L'exploitation de la Fosse 3 cesse le 1er mars 1961, suite à l'épuisement du gisement. Les 2 puits sont remblayés la même année. Les 2 chevalements et leurs bâtiments de recette, ainsi que le triage sont abattus rapidement. Le carreau et les bâtiments restant sont vendus à une société.
Le site de la Fosse 3 possède encore un grand nombre de bâtiments, la plus part sont en bon état. Malheureusement, une menace pèse sur le bâtiment des machines du puits n°3 bis et la lampisterie, à l'état d'abandon depuis plusieurs années.
- La Fosse n°4 "De comines de Marsilly", à Hersin Coupigny, rue Lamendin.
Historique et situation
Située à Hersin Coupigny, dans l'actuelle rue Lamendin, Les travaux commencent le 26 Mai 1866 et la fosse est mise en service en 1868. Le puits 4 bis est ajouté en 1898 pour l'aérage. Le puits n°4 est modernisé en 1942, par le remplacement du chevalement et de sa machine d'extraction. Un poulie Koëpe y est installée.
La fosse ferme le 31 octobre 1962, suite à la présence d'une faille sous l'étage 800.
Les 2 puits puits sont remblayés en 1963 (n°4, 819m; n°4bis, 732m). La machine d'extraction et son bâtiment du puits n°4 sont récupérés par le Groupe de Douai en 1964, afin d'équiper le puits n°2 de la fosse Notre Dame à Waziers, pour son changement d'étage. Ce bâtiment est encore visible sur le site de la fosse Notre Dame. Il est occupé par une entreprise de transport.
La Fosse vers 1950. A droite, le puits n°4; à gauche le n°4 bis.
Archéologie Industrielle
Les principaux bâtiments ont disparus depuis plusieurs années. Il subsiste des bâtiment proche de l'ancienne entrée principale de la fosse, ateliers, hangars, écuries, bureaux, poste de transformation. Un petit centre commercial a été construit à proximité des puits. Les 2 terrils ont étés entièrement exploités.
a - Emplacement puits n°4; b - Emplacement puits n°4 bis; c - Ensemble des bâtiments de la fosse encore visibles.
Photos actuelles
Poste de transformation électrique.
- La Fosse n°5 "Wallerand", à Barlin, rue d'Hersin. Les 2 puits sont commencés en Décembre 1873. Le siège est ouvert en 1875.
- La Fosse n°6 "Davaine", à Labourse, rue Oscar Desuert. Le fonçage commence le 12 Juillet 1880. La fosse est mise en exploitation 2 ans plus tard. Le 2ème puits est creusé en 1898.
Le site actuellement, est totalement détruit. Seul subsiste une partie des murs d'enceinte, en briques. Le dernier bâtiment, la salle des machines du puits n°6 bis, a été détruit en 2001.
- La Fosse n°7 "Bonnel" à Barlin, dans le prolongement de la rue d'Houdain, le puits est creusé en mai 1887, la fosse entre en exploitation 1 an plus tard. Le 7 bis est ajouté en 1891.
Les bâtiments encore visibles sont classés Monuments Historiques.
Vue satellite du site. a- Bains douches; b-Bureaux et concierge.
Bureaux, à gauche, et bains douches, à droite.
Façade des Bains douches.
- La Fosse n°8 "Léon Renard" à Verquin, rue Nationale et rue du 4 septembre. Les 2 puits sont commencés le 15 Mai 1899, pour une ouverture en 1902. Arrêt en 1967. Cette fosse possède encore un grand nombre de bâtiments, le Groupe Forclum y est implanté.
Le site de la Fosse 8 de Verquin présente encore un grand nombre de bâtiments intéressants, de différentes époques (Mines de Noeux puis HBNPC, comme puits de service du 13 de Sains) les bâtiments, repris par la société Forclum, sont en très bon état.
- La Fosse n°9 "Warenghien", à Hersin Coupigny, au fond de la rue du Général Drude ou rue d'Amade. Les travaux commencent en Novembre 1905, le siège ouvre en 1908, une explosion de grisou, en avril 1917, provoque la mort de 42 mineurs et blessent 11 autres. Arrêt total en 1957. Il subsiste le bâtiment de la machine d'extraction du puits n°9 bis.
- La Fosse n°10, à Hersin Coupigny, Boulevard de la Fosse 10, est ouverte en Juin 1911, ce puits servira à l'aérage de la Fosse 4 de Noeux.
- La Fosse n°10 bis, à Bouvigny, est ouverte en 1914.
- La Fosse n°11 & 11 bis à Fouquières, les travaux commencent en Octobre 1908 (11bis) et Novembre 1913 (11), elle servira à l'extraction jusqu'en décembre 1930.
Carreau du puits n°11, Zone Actipolis à Béthune.
Carreau du puits n°11 bis (ou 8 ter), Résidence de la Marne à Béthune.
Avaleresse Puits n° 12
À Houchain . 1939 - 1940. Le creusement de ce puits fut abandonné lors de l'invasion allemande et ne sera jamais repris.
- Les Lavoirs et Usines de Noeux, comprenant des lavoirs, 1 usine à briquette, 1 usine à boulet, des usines chimiques. Le dépôt des locos et le parc à stock se trouvaient à proximité.
Lavoirs et usines de Noeux en 1949. Au fond, la Cokerie.
Vue satellite du site en 2006, souligné en rouge, les 4 bâtiments des usines encore visibles.
- La Cokerie, se situait dans le périmètre des usines, de la gare de Noeux et de la Fosse 3. Aucun bâtiment n'y est visible, seule une partie des murs d'enceinte se distingue encore. La cokerie se trouve aujourd'hui dans le complexe Loisinord.
- La Centrale Thermique de Beuvry, trouvait à proximité du siège 6 de Noeux, dans une rue en impasse près de la route de Lens. 2 bâtiments (Ateliers, Magasins) sont encore visibles ainsi que le portail de l'entrée principale et l'enceinte du carreau, avec des cloisons de ciments, béton et du grillage.
On distingue sur cette vue, encadré en bleu, l'emplacement des 2 réfrigérants en béton. Cette marque de présence est aujourd'hui disparue, un lotissement sera construit sur ce terrain.
- Le Rivage de Beuvry, se trouvait sur la route nationale. Il a été réaménagé en espace vert.
En 1925, La Compagnie de Noeux fusionne avec celle de Drocourt et
de Vicoigne et porte alors le nom de Compagnie des Mines de Vicoigne,
Noeux et Drocourt.
Toutes les constructions industrielles de cette époque sont alors communes dans les sièges et usines.
Après la nationalisation, la Concession fait partie du Groupe de Béthune.
La Fosse 13 à Sains en Gohelle
Le Groupe entreprend la Concentration des Fosses de Noeux sur le Siège 13, nouveau siège, qui sera creusé à partir d'octobre 1947. Le siège
possède 2 puits, dont le 13 est équipé d'un chevalement portique à
double compartiment d'extraction. Le 13 bis restera coiffé de son puits
de fonçage jusqu'à la fermeture.
Cette fosse possède encore la maison du concierge, les bureaux, la salle de bains douches, la lampisterie, la chaufferie, les ateliers magasins et le dépôt d'explosif.Le chevalement portique a été démonté en 1975 à la Fosse 9 de l'Escarpelle du Groupe de Douai. Il y est encore visible.
Bilan du patrimoine visible en 2009
- Direction, Grands Bureaux, 1 bâtiment, 1 garage,
- Ateliers Centraux, ensemble de 3 grands bâtiments mitoyens,
-Chevalements: 1 seul vestige au puits n°1 bis, seuls quelques éléments des poutrelles visibles.
-Bâtiment d'extraction: Puits n°1 bis, bon état; mur du puits n°3bis côté lampisterie;
1 bâtiment
-Triage/Criblage/Lavoir: Néant.
-Bâtiment de la Machine d'Extraction/Compresseurs/chaufferie: Puits n°1 bis, 2 bâtiments, bon état; puits n°3 & 3 bis, 3 bâtiments, 1 délabré, 2 en bon état; puits n°5, 1 bâtiment commun pour les deux puits, bon état; puits n°8 & 8 bis (2 bâtiments accolés), bon état; puits n°9, 1 bâtiment modifié, état moyen.
9 bâtiments
-Château d'eau: Fosse n°4, 1, délabré, à l'extérieur du carreau; Fosse n°5, 1, délabré.
2 châteaux d'eau.
-Bâtiment des vestiaires: Fosse n°3, 1 bâtiment, état moyen; Fosse n°5, 1 bâtiment modifié, état moyen, Fosse n°8, 1 bâtiment modifié, bon état.
3 bâtiments.
-Bâtiment de la lampisterie: Fosse n°3, 1 bâtiment, délabré.
-Bâtiment des bureaux: Fosse n°3, 1 bâtiment, bon état; Fosse n°7, 1 bâtiment, mauvais état; Fosse n°8, 1 bâtiment, bon état.
-Bâtiment de l'atelier/magasin: Fosse n°1 bis, 3 bâtiments (rattachés aux Ateliers Centraux), bon état; Fosse n°3, 1 bâtiment, état moyen; Fosse n°4, 2 bâtiments, modifiés, états moyen; Fosse n°8, 1 bâtiment, bon état.
7 bâtiments
-Bâtiment électrique: Fosse n°4, 1 bâtiment, état moyen; Fosse n°8, 2 bâtiments, bon état.
3 bâtiments
Concierge; Fosse n°3, 1 maison, bon état; Fosse n°7, 1 maison (accolée aux bureaux), délabrée.
2 logements
-Bâtiments divers, Fosse n°3, 2 bâtiments, bon état; fosse n°5, 1 bâtiment, délabré, fosse n°8, 1 bâtiment, bon état.
4 bâtiments
-Bâtiments industriels des usines: Lavoir, 4 bâtiments, bon état; Centrale, 2 bâtiments, bon état.
6 bâtiments.
Bâtiments construits par les Houillères du Bassin du Nord Pas de Calais, Groupe de Béthune, à partir de 1946
-Vestiaires/Lampisterie: Fosse n°7, bon état; Fosse n°8 (extension), bon état; Fosse n°13, Puits de concentration, vestiaires, lampisterie (accolée), bon état et lampisterie délabrée.
4 bâtiments.
-Ateliers/Magasins: Fosse n°13, bon état.
2 bâtiments
-Divers: Chaufferie et dépôt d'explosifs, Fosse n°13, bon état.
1 bâtiment, 1 équipement.
Voies ferrés, néant.
Vestiges divers
Centre de Formation des apprentis mineurs Lyautey à Noeux les Mines, galerie de Mine-image transformée en musée.
1 bâtiment.
Terrils, fosses, 1, 2, 3 (2), 4 (2), 5, 6, 7, 8 (2), 9, lavoirs, 12 terrils.
Terrils visibles: fosses, 1, 6 (partiellement exploité), 8 (1 exploité), lavoirs; 5 terrils visibles.
Total des principaux vestiges de la Compagnie,
48 bâtiments, 2 châteaux d'eau, 1 dépôt d'explosif, 5 terrils. Sites intéressants: fosses n° 1, 3 & 8 de Noeux.



Instituteur, originaire d'une autre région, Jean Louis est tombé "amoureux" de la mine et de son histoire lors de son arrivée dans le Nord Pas de Calais, il possède une collection de documents, photographies, livres et a décidé de s'investir dans le domaine de la sauvegarde du patrimoine minier. Il est parmi les premiers membres adhérents à rejoindre l'Apphim. Sa participation et sa motivation aux activités de l'association lui ont permis de devenir administrateur de l'association avec une fonction équivalente à celle de vice-président de l'Apphim.











































































































































