Association pour la Protection du Patrimoine Historique et industriel Minier dans le Nord Pas de Calais

Mémoire et préservation du Patrimoine Industriel des Houillères du Bassin du Nord et du Pas de Calais. Historique des Compagnies Minières.

08 novembre 2007

La Compagnie des Mines de Liévin (source HMNPC, Tome 1)

    En 1858 est créée un Société de Recherches de Lens Midi, avec MM. Defernez, Courtin, Hary, Forest, Hyzet, Stievenard. Cette Société effectue un sondage positif à Liévin, puis d'autres à Avion et un autre encore à Liévin. Mais la Compagnie de Lens effectue les mêmes travaux et découvre également le charbon à Liévin.

    La Compagnie de Lens demande une extension de concession tandis que la société de Lens Mididépose une demande. Sans attendre la Compagnie de Lens ouvre 2 fosse, une à Liévin, le 28 Juin 1858, une à Eleu qui est vite abandonnée à 20m de profondeur. La Compagnie de Lens Midi réplique et ouvre une fosse à Liévin en Décembre 1858.

    Pendant ce temps, une Société d'Aix est créée, qui effectue également des sondages positifs et ouvre une fosse à 20m de la concession de Grenay qui voit ces travaux d'un mauvais œil et demande une extension de concession.

    Le décret du 15 décembre 1862 met fin à cette imbroglio: la société de Liévin est créée, Lens reçoit une extension et la société d'Aix se voit dans l'obligation de suspendre ses travaux.

Visité le blog de l'APPHIM sur la Concession de Liévin (en cours de création), cliquez sur la bannière,

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11 novembre 2007

Les Fosses et usines de la Compagnie des Mines de Liévin

- La Fosse n°1 à Liévin, 1858/1979.

Le chevalement du n°1 bis est le seul élément encore visible.

- La Fosse n°2 ou Fosse d'Aix à Liévin, 1858/

- La Fosse n°3 ou Sainte Pauline à Eleu dit Lauwette, 1872/1958. Le dernier bâtiment a été détruit en 2006.

- La Fosse n°4 à Avion, 1890/1988.

Il subsiste les vestiaires, les bureaux, la salle de paye, la conciergerie, la lampisterie et le petit terril plat.

- La Fosse n°5 ou "Ile du Diable" à Calonne Liévin, 1899/1971. La maison du garde est encore visible.

Le seul vestige est le logement du concierge.

- La Fosse n°6 ou Fosse du Transvaal à Angres, 1904/1984.

La Salle de paye, le logement de concierge, les vestiaires, le château d'eau, l'atelier et un magasin sont encore visibles.

- La Fosse n°7 à Avion, 1920/1986.

Un site très intéressant ou de nombreux bâtiments y sont encore visibles, la Salle des Machines a été détruite à partir de novembre 2007.

- La Fosse n°8 (Groupe de Liévin) 1948/1981.

Puits d'aérage pour le siège 7, il ne possédait pas de bâtiment important. Le logement de foramines est encore visible.

-  La Cokerie de Liévin, 1958. Aucun vestige.

- La Lavoir de Liévin, 1977. Aucun vestige.

- Les Usines de Liévin, aucun vestige.

- La Centrale Thermique d'Eleu-dit-Leauwette, rasée

- Les équipages, Contenant les écuries et les remises pour chevaux.

- les Ateliers Centraux, situés sur le carreau du N°1, il n'en reste aucun bâtiment.

- Les Grands Bureaux, actuellement Mairie de Liévin.

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La Compagnie des Mines de Vimy (source HMNPC, Tome 1)

    Cette Concession de 1.920 ha est créée le 16 Juin 1908, à la suite de sondages positifs effectués par la Société de Recherches de la Souchez. Le même décret créait également la Compagnie de Fresnoy en Gohelle attribué à la Société des Charbonnages de Vimy (3.180 ha).
Ces 2 sociétés fusionnent le 13 Mars 1910 sous le nom de Compagnie des Mines de Vimy-Fresnoy.
    Sous la direction de M. Lafond, le fonçage des puits jumeaux 1 et 1 bis est commencé. La fosse située à Vimy atteindra une profondeur définitive de 549m pour le n°1 et 1.119m pour le 1bis.
    En 1914 ces 2 puits furent entièrement détruits et relevés de leur ruines, dès 1919, par M. Lafond et M. Giraud, directeur des travaux.
    En 1923, M. Moïse Goudnaud est délégué mineur. Les travaux sont définitivement arrêtés en 1924 et la concession réunie à celle de la Compagnie des Mines de Vicoigne, Noeux et Drocourt par décret du 13 Mars 1925.

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La Compagnie des Mines de Lens (source HMNPC, tome1)

Des Industriels Lillois, M. Casteleyn, Tilloy et Scrive font effectuer des sondages dans le bois de Lens, qui atteignent la houille à 151m en 1849.
N'ayant aucune connaissance en matière d'exploitation du charbon, ils s'associent à la Compagnie de Vicoigne qui vient d'ouvrir sa fosse à Noeux.

    La Compagnie de Vicoigne, moyennant la moitié des actions de la Société de Lens, avance les fonds et fournit le matériel et le personnel pour creuser la 1ère fosse. Mais le décret du 23 Octobre 1852 interdit les réunions de concessions et la Compagnie de Vicoigne qui n'as pas encore obtenu officiellement la sienne, se retire de cette association: la Compagnie de Lens dont le succès est assuré ne demande pas mieux et rembourse son associé.

    Le décret parait le 15 Janvier 1853 et attribue à la Compagnie de Lens une concession de 6.051 ha.

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17 novembre 2007

Les Fosses et Usines de la Compagnie des Mines de Lens

- La Fosse 1, Sainte Elisabeth ou Jules Casteleyn à Lens, est pratiquement rasée, seuls subsiste un partie des murs d'enceinte et l'ancienne salle des fêtes du Groupe de Lens (Salle J. Nohain)
- La Fosse 2, Grand Condé à Lens, La maison du garde en est l'unique vestige
- La Fosse 3, Saint Amé ou Amé Tilloy à Liévin, le chevalement du 3 est conservé seul
- La Fosse 4, Saint Louis ou Louis Bigo à Lens, rasée
- La Fosse 5, Saint Antoine ou Antoine Scrive à Avion, un bâtiment est encore visible, l'ancienne station de dégazage
- La Fosse 6, Saint Alfred ou Alfred Descamps à Haisnes les la Bassée, conserve ses bâtiments et le chevalement en béton, ensemble abandonné et menacé
- La Fosse 7, Saint Léonard ou Léonard Danel à Wingles, la maison du concierge et l'atelier magasin sont visibles
- La Fosse 8, Saint Auguste ou Auguste Descamps à Vendin le Vieil, possède encore l'atelier et les garages
- La Fosse 9, Saint Théodore ou Théodore Barrois à Lens, les vestiaires et les bureaux sont visibles
- La Fosse 10, Saint Valentin ou Valentin Cazeneuve à Vendin le Vieil, située sur le carreau des Centrales thermiques, rasée
- La Fosse 11/19, Saint Pierre ou Pierre Destombes à Loos en Gohelle, possède une grande partie de ces bâtiments et les chevalements du 11 & 19

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- La Fosse 11 bis , Saint Albert ou Albert Crespel à Liévin, rasée
- La Fosse 12, Saint Edouard ou Edouard Bollaert à Loos en Gohelle, possède quelques bâtiments, la maison du garde, le poste des transformateurs, les vestiaires lampisterie, le dépôt de benzine, les ateliers
- La Fosse 12 bis ou Docteur Barrois à Lens, rasée
- La Fosse 13, Saint Ellie ou Ellie Reumaux à Hulluch, il en reste, la maison du concierge, les bureaux ateliers et une partie des murs d'enceinte. Un parc est aménagé sur le carreau, sur la partie du parc à matériel, des habitations ont étés construites
- La Fosse 13 bis à Bénifontaine, conserve ces installations

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- La Fosse 14, Saint Emile ou Emile Bigo à Lens, rasée
- La Fosse 14 bis, Saint Ernest ou Ernest Cuvelette à Loos en Gohelle, possède ses bâtiments sans le chevalement,

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- La Fosse 15, Saint Maurice ou Maurice Tilloy à Loos en Gohelle, rasée
- La Fosse 16, Saint Albert, ou Albert Motte à Loos en Gohelle, rasée
- La Fosse 16 bis, Saint Alfred ou Alfred de Montigny à Liévin. rasée

-Cokerie, rivage, lavoir de Vendin le Vieil, quelques bâtiments sont visibles sur l'ancienne cokerie

- Usine HGD à Vendin le Vieil, rasée

- Centrale thermique de Vendin le vieil, rasée entièrement

- Usine Finalens, briquetterie des Mines de Lens, quelques bâtiments visibles

-Ateliers centraux, usine à cuivre de Wingles, quelques bâtiments encore visibles

- Grands Bureaux des Mines de Lens.  Les bâtiments sont conservés.

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Installations construites par les HBNPC, Groupe de Lens,

-Le siège 18, dont il reste un grand bâtiment et le château d'eau.


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-Le siège 19, en partie conservé,

-Lavoir Central de Wingles, entièrement rasé

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La Compagnie des Mines de Meurchin (Source HMNPC, Tome 1)

    Meurchin

    En 1854, la Société Béthunoise Daquin et Compagnie installe des sondages à Haverskerque et à Saint Venant. Elle entreprend aussi des travaux à Meurchin où elle trouve le charbon en janvier 1857.

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Anciens Grands Bureaux des Mines de Meurchin. Septembre 2009.

Après une étude difficile des dossiers occasionnée par les demandes concurrentes des compagnies de Courrières, de Carvin, de Don, puis d'Houdain, la concession de Meurchin est créée par décret du 19 Décembre 1860, en même temps que celles de Carvin, Annoeullin et Ostricourt.

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Les Fosses de la Compagnie des Mines de Meurchin

- Fosse 1 à Meurchin/Bauvin, possède encore les bureaux centraux, les ateliers et magasins,

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La Fosse 1 vers 1920.

- Fosse 2 à Meurchin, rasée,

- Fosse 3/4 à Wingles, rasée,

- Fosse 5 à Billy Berclau, possède encore des bâtiments, ainsi que le chevalement,

- Fosse 6 à Carvin, possède encore la salle de la machine et la salle des générateurs, le dépot de benzine, l'ensemble est abandonné depuis de nombreuses années et en partie effondré,

-Usines, rasées.

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18 novembre 2007

La Compagnie des Mines de Courrières (source HMNPC, tome1)

    La Compagnie Bigo entreprend des recherches entre Douai et Oignies pour le compte de Charles Mathieu, directeur des mines de Douchy (Nord).
Dès 1849, ils réussissent à  trouver le houiller dans un sondage à Courrières, à 148m. Le décret de concession date du 5 Août 1852: il institue la concession de Courrières sur 5.459 ha.
Des extensions seront autorisées par les décrets du 27 Août 1854 et du 23 Juillet 1874.

Cette Compagnie sera victime de la plus grave catastrophe minière en France, le 10 mars 1906, causant la mort de 1099 mineurs, au fond des Fosse 2, 3, 4, et 10.

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Les Fosses et Usines de la Compagnie des Mines de Courrières

- La Fosse 1 ou Fosse Poussière à Courrières, 1er puits du Pas de Calais, mis en service en 1849, abandonné en 1914, elle se trouve à proximité de l'actuel Centre Commercial Cora de Courrières, un bâtiment, qui avait fonction de magasin de la fosse, y est encore visible actuellement, transformé en logement et brasserie.

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- Fosse 2 ou Auguste Lavaurs à Billy Montigny, 1854/1939, Les Grands Bureaux de Courrières et les Ateliers Centraux de la Compagnie seront construits également à proximité de cette fosse. Le chevalement est démonté en 1949 pour être remonté à la Fosse 9/17 d'Harnes, les bâtiments conservés seront englobés aux Ateliers centraux du Groupe d'Hénin Liétard, puis seront tous détruits entre 1989 et 1992.

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- Fosse 3/15 ou Charles Boca à Méricourt, principal siège d'extraction de la Compagnie, mis en service en 1858, auquel est adjoint le puits n°15, creusé à partir de 1905. Arrêté en 1985. Les installations seront détruites en 1988. Les bureaux, garages, magasin, poste électrique et une partie des vestiaires sont encore visibles. Une route coupe la fosse en 2 parties, passant entre les puits 3 et 15 depuis 1993.

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- Fosse 4/11, Charles Derome ou Sainte Barbe à Sallaumines, 1865/1954, les chevalements ont étés abattus en 1962. Le parc à bois central y a été installé jusqu'à l'arrêt du dernier siège du Groupe, vers 1988, les derniers bâtiments de la fosse ont étés alors détruits. Une voie rapide coupe à présent la fosse en 2 parties.

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Fosse 4 au début du XXème siècle.

- Fosse 5/12, Constant Mathieu à Sallaumines, 1872/1988. Les principales installations ont étés détruites en 1990, malgré une tentative de sauvegarde par une association. Les bains douches, lampisterie, magasin, salle de paye, logement du garde sont les seuls bâtiments conservés. Les bains douches lampisterie ont étés transformés pour recevoir diverses entreprises, puis les services techniques de la Ville de Sallaumines. En 1996, une route traverse une partie du carreau, à proximité des bains douches, en 2000, les murs d'enceinte sont abattus, en 2007 commence l'aménagement du site et l'extension du Parc d'Activité de la Galance toute proche, l'entrée principale est détruite, la route est élargie. Le parc à matériel, matérialisé par une série de chemins et de voies disparait.

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Chute du chevalement n°5, 1990.

- Fosse 6/14, Alfred Dupont à Fouquières les Lens, 1875/1987. Le chevalement couvert du puits 14 a été abattu en 1975. Le chevalement du n°6, conservé comme puits de retour d'air du Siège 3/15 est conservé jusqu'à la fermeture, puis détruits en 1988. Les bains douches, ateliers et magasin sont conservés pour être revendus à une société jusqu'en 2005, date de son remplis sur un autre site. l'ensemble est acquis par la ville de Fouquières qui entreprend la démolition de l'atelier et du magasin, subsistent les bains douches lampisterie, dans un état très délabrés. Les bureaux, propriété de la ville, resteront visibles jusque fin 2007, date de la démolition, suite à un important vandalisme. Un bâtiment ancien, construit par les Mines de Courrières est également visible sur le site, en partie détruit par un incendie. Le site est aménagé en espace vert.

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- Fosse 7/19, Henri Maurice à Fouquières les Lens, 1882/1960, reconverti par la suite en annexe des magasins centraux du Groupe, les bains douches et lampisterie sont encore visibles actuellement, ainsi qu'une partie des murs d'enceinte (zone industrielle).

- Fosse 8/16, Gabriel Portier à Courrières, 1889/1974. Elle est entièrement rasée, aucun bâtiment n'y est encore visible. Une petite zone industrielle la remplace. La cité minière est encore visible.

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- Fosse 9/17, Louis Pierard à Harnes, 1896/1968. Les bureaux, abandonnés y sont visibles. Les bains douches lampisterie, logement du garde et salle de paye sont également visibles, repris par diverses sociétés.

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Fosse 9 d'Harnes, avant la Guerre 1914/1918.

- Fosse 10/20, Schneider-Landrieu à Billy Montigny, 1899/1955. Cette fosse possède un nombre important de bâtiments des Mines de Courrières. Lors de sa fermeture, les Houillères vendent une grande partie des bâtiments en l'état à diverses entreprises, ce qui permet la conservation jusqu'à nos jours. La Salle des Compresseurs, un élément déjà en place lors de la Catastrophe de Courrières, est encore visible, la sous station, la lampisterie, les bains douches ouvriers et cadres, les bureaux, magasins sont encore visibles est en bon état.

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Fosse 10 de Courrières, le bâtiment des Machines en 2008.

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Dalle matérialisant l'emplacement du puits n°10.

- Fosse 13/18 à Sallaumines, 1906/1957. L'exploitation du Stot (périmètre) de protection des puits, par la fosse 5, permet un prolongement de l'activité de la fosse quelques années, malgré quelques déboires lors de la descente de la cage (l'exploitation du stot entraine des mouvements de terrain et une déformation du cuvelage des puits). Les bureaux, locaux sociaux et sous-station sont seuls conservés et intégrés à la société Durisotti, installée sur le site, cette société construit d'importants hangars à la place des bâtiments d'extraction. Les bureaux seront détruit en 1995, remplacés par une construction plus importante et plus moderne, la sous station sera détruite en 1999. seul subsiste actuellement les locaux sociaux et l'imposante grille d'entrée, traditionnelle des Mines de Courrières.

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- Fosse 21/22, Hector Coppin à Harnes, 1913/1977. Cette fosse regroupait également deux lavoirs, une cokerie et les usines chimiques Courrières-Kuhlmann (Noroxo). Les bâtiments ont étés détruits en 1980. Les bureaux, garages, logement du garde, salle de paye sont encore visible sur le carreau de la Fosse, ainsi que la grille d'entrée, le château d'eau en béton est encore visible, mitoyen de celui de la Cokerie, ce sont les deux derniers visibles de la Compagnie des Mines de Courrières.

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- Fosse 23, Thellier de Poncheville à Noyelles sous Lens, 1928/1967. Cette fosse a servi de Centre d'accueil des étrangers, Centre de Formation des Houillères, puis siège de l'organisme de gestion des retraites des employés de Charbonnages de France, actuellement ANGDM, qui occupe toujours le site. Les bâtiments sont en grande partie visibles, les bureaux, ateliers, magasins, bains douches ouvriers et cadres, la chaufferie, la lampisterie et la sous-station. Ils ont étés transformés en bureaux et seuls les murs conservent l'architecture d'origine.

- Fosse 24/25 à Estevelles, 1931/1991. Un blog APPHIM la concerne, cliquez pour le voir. Elle possède toujours les bureaux, garages et annexes, locaux sociaux, logements du garde, salle de paye, bains douches ouvriers, ateliers, magasin et local du sondage.

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- Cokerie et lavoir d'Harnes, L'ensemble est en grande partie détruit, seuls les bureaux de la cokerie subsistent, accolés à l'entrée de l'usine Noroxo, l'élégante grille de l'entrée est également visible. Quelques fondations de la Cokerie sont visibles par endroit sur le site. Le château d'eau est toujours en activité. Un parc remplace les équipements de l'usine.

La Compagnie a été conduite, comme toutes les grandes Sociétés houillères françaises et étrangères, à construire des usines de carbonisation de la houille.

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La compagnie avait édifié avant la 1ère guerre mondiale une batterie de fours et toutes usines de récupération des sous-produits.

Cette installation, qui devait être mise en marche vers septembre 1914 fut entièrement détruite par l'ennemi. Elle sera donc entièrement reconstruite et mise en route en juillet 1925.

L'ensemble de ce groupe comportait, le lavoir, les fours à coke (2 batteries de 41 fours chacune, et dont la production totale est de l'ordre de 500 tonnes par jour), les usines à sulfate d'ammoniaque, benzol et la distillerie de goudron.

- Lavoir de Billy Montigny

Le grand lavoir central a été reconstitué dans son état d'avant 1914. Tous les sièges sont pourvus de leurs criblage définitifs et des lavoirs qui leur sont adjoints. Le criblage est destiné à classer le charbon par catégories de grosseur, à nettoyer soit à la main, soit à l'aide de caisses à laver le charbon, puis à permettre le chargement en wagons, soit de chaque catégorie séparément, soit par recompositions partielles ou totales. Ces criblages sont susceptibles de passer 120 tonnes-heures de charbon.

Le lavoir de Billy a été arrêté lors de la mise en service de celui de Fouquières. Le carreau deviendra alors le Centre de Vente du Groupe d'Hénin Liétard, conservant uniquement les bureaux. Il servira ensuite à la Cokerie de Drocourt filialisée jusqu'en 2002. L'ensemble est à présent rasé.

- Usine chimique Courrières-Kuhlmann (Noroxo) à Harnes, cette usine, a été construite en partenariat avec les Mines de Courrières, qui été actionnaire de cette société. Elle appartiendra ensuite à CDF Chimie, puis revendue au Groupe pétrochimique Exxonmobil. Impliquée dans une affaire de contamination à la légionnelose en 2005, son activité sera suspendue, puis mise en veille, par décision du Groupe Exxonmobil. Elle est actuellement à l'abandon.

- Rivage, (proche de la centrale d'Harnes), construit par la compagnie des Mines de Courrières sur le Canal de Lens, il servira ensuite pour le Groupe d'Hénin Liétard. Il a été entièrement détruit dans les années 90.

- Centrale d'Harnes, 2 centrales ont étés construites sur le site.
L'ancienne Centrale des Mines de Courrières. Toutes les machines devant être mues électriquement, la production de la force motrice est prévue pour une puissance totale installée de 80.000 Kilowatts, répartis en huit groupes turbo-alternateurs de 8.000-1.000 kilowatts chacun.
Cette centrale est totalement rasée.

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- Grands Bureaux de Billy Montigny, Ils ont été construits à proximité de la Fosse 2 lors de sa mise en service. Agrandis à diverses reprises, ils sont le Siège de la Compagnie, puis celui du Groupe d'Hénin Liétard, ils occupent cette fonction jusqu'à l'arrêt du dernier Siège du Bassin. Les HBNPC y transfèrent l'ensemble de leurs services avant leurs dissolution en 1992. Une partie des bâtiments est revendue, l'autre est conservée par Charbonnages de France comme antenne régionale de leurs services et siège des principales filiales. Fin 2006, l'UTAM, Unité Technique Après-Mine, du BRGM, s'installe dans ces locaux et remplace progressivement CDF pour le contrôle des puits et installations diverses et la mise en sécurité des sites.

Installations industrielles construites après Nationalisation,

-2ème Centrale d'Harnes, dont l'ingénierie provient d'Amérique, suite au Plan Marschall, 1950/1985. Détruite en 1988, les murs de l'entrée sont encore visibles, ainsi que le local du gardien.

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- Centrale de Courrières, 3 ème "Supercentrale" comme appelée à l'époque. Elle est mise en service en 1962. Jumelle des Centrales de Violaines et d'Hornaing, Elle alimente les derniers sièges et la cokerie d e Drocout, elle brule les bas produits ainsi que les produits huileux, avant sa fermeture, les Houillères décident l'implantation sur le site de SOTRENOR, incinérateur industriels des huiles et produits polluants, qui reprendra cette activité de la Centrale après son arrêt, qui interviendra en 1992. Elle est ensuite totalement détruite. Il ne subsiste que les murs et grilles d'entrée et d'enceinte, la fondation d'un des réfrigérant, intégré à un parc, le terril à cendres, en exploitation et le hangar des bulldozers, à proximité du terril.


- Lavoir de Fouquières, 1957/1988, Construit à proximité de la Fosse 6/14, mis en service pour remplacer les lavoirs centraux d'Harnes et de Billy, il traite les charbons gras provenant des fosses 3/15, 5/12, 6/14 et 9/17, puis commence le traitement des schistes de terril. Il cesse son activité en 1988 et est totalement détruit actuellement.

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La Compagnie des Mines de Drocourt (source HMNPC, tome1)

Une Société de Recherches de Vimy et du Midi de Courrières est constituée par des industriels, en majorité belges.
Des sondages s'avèrent positifs en 1877, à Méricourt et à Drocourt.
La Société de Vimy, devenue Compagnie de Drocourt, reçoit une concession de 2.544 ha par décret du 22 Juillet 1878, puis par celui du 21 Août 1880.
Le premier puits est commencé en 1878, mais les travaux sont ralentis par les venues d'eau qui désagrègent les terrains.
En 1881, le puits n'a qu'une profondeur de 112m.

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