dimanche 16 mars 2008
La Compagnies des Mines de Vicoigne
En 1837, plusieurs sociétés de recherches de charbon nouvellement constituées viennent s'installer dans la région de Vicoigne, hameau de la commune de Raismes pour y effectuer des sondages.
La Compagnie de Cambrai ouvre la Fosse Boitelle en 1839 et découvre le charbon qu'elle exploite immédiatement.
La Compagnie de l'Escault ouvre la fosse le Bret en même temps que la fosse Evrard.
La Compagnie de Bruille, qui a déjà ouvert des fosses dans la région de Bruille et Chateau L'Abbaye, creuse la Fosse Ewbank.
La Compagnie d'Hasnon qui n'as effectué aucune recherche fait également une demande de concession.
Devant cette rivalité, l'Administration des Mines parvient à décider les compagnies à s'unir et le gouvernement de Louis Philippe accorde à la Compagnie de Vicoigne, qui vient de se constituer, une concession de 1320 hectares, par l'Ordonnance du 12 Septembre 1841.
La Compagnie d'Hasnon revend ses parts à la Compagnie d'Anzin mais la Compagnie de Bruille apporte ses concessions de Bruille et de Chateau L'Abbaye.
Les principales fosses et usines de la Compagnie de Vicoigne
La concession se situe entièrement au nord de la ville de Raismes. Elle est de taille modeste. 4 fosses ont étés exploitées sur son territoire:
- Fosse 1 à Raismes (Fosse Boitelle), ouverte en 1839, fermée en 1971.
- Fosse 2 à Raismes (Fosse Evrard), ouverte en 1839, fermée en 1980. Le porche d'entrée est la seule construction visible sur le carreau, un petit terril et les "corons du 2" sont également visibles,
- Fosse 3 à Raismes (Fosse Ewbank), ouverte en 1839, fermée en 1980. Il en reste les logements de gardes à l'entrée,
- Fosse 4 à Raismes (Fosse Le Bret), foncée également en 1839.
Après la 1ère guerre, seule la fosse 3 est maintenue pour l'extraction, elle devient le siège d'extraction de Vicoigne. Les autres puits servent pour l'aérage et disposent d'installations modestes.
Après la seconde guerre, la fosse 3 sera concentrée sur la fosse Sabatier en 1955, elle sera maintenu pour le retour d'air de cette fosse jusqu'en 1980.
Société Houillère de Thivencelles
A partir de 1837, de nombreuses sociétés de recherches entreprennent des sondages dans les régions non concédés du canton de Condé.
3 survivantes, les sociétés de recherches de Thivencelles, de Fresnes-Midi et Condéenne, après avoir établi divers sondages, ouvrent des fosses à Thivencelles, à Saint Aybert et à Fresnes.
Ces 3 compagnies fusionnent et obtiennent, le 10 septembre 1841, trois concessions.
- Concession d'Escautpont de 110 hectares,
- Concession de Thivencelles de 941 hectares,
- Concession de Saint Aybert de 455 hectares,
Soit un total de 1546 hectares.
En 1838, La Compagnie Lenglet ou de Fresnes-Midi, implante une fosse à Fresnes sur Escault, sur un territoire que la Compagnie d'Anzin croyait posséder en vertu de l'arrêté du Directoire du 29 Ventôse de l'An 7. L'arrêté n'étant pas explicite, l'ingénieur en chef chargé de la délimitation décide qu'elle n'est pas possible et qu'une nouvelle décision gouvernementale est nécessaire.
Le 3 août 1839, la compagnie d'Anzin fait opposition à la demande de concession formulée par Fresnes-Midi mais l'Ordonnance royale du 10 septembre 1841 accorde la préférence à la nouvelle Société de Thivencelles.
Les principales fosses et usines de la société de Thivencelles
- Fosse Soult 1 & 2 (Concession d'Escautpont) à Fresnes sur Escaut, creusée à partir de 1838, le n°2 est foncé en 1845, des usines sont implantées sur le même carreau et comprennent un criblage-lavoir, 1 usine à boulets, 1 centrale électrique.
- Fosse Saint Pierre à Thivencelles, un criblage lavoir, 1 usine à boulets et une centrale s'y trouvent également. Un raccord se fait avec le canal de Mons à Thivencelles.
- Fosse de Saint Aybert à Saint Aybert, entrepris à partir de 1925.
La Compagnie de Marly
Un arrêté du Conseil d'Etat du 16 septembre 1770 autorise le sieur Martho et compagnie à exploiter jusqu'en 1800 une concession minière s'étendant sur la rive droite de l'Escaut, près de Valenciennes.
Cette concession comprend les territoires des communes de Saint Saulve, la Briquette et Marly, ainsi que tous les terrains situés entre l'Escaut et la rivière du Honneau depuis Valenciennes jusqu'à Crespin.
La Compagnie est formée peu après l'arrêté et l'on trouve Hypolite Joseph Martho, ingénieur, Charles Godonnèche, Nicolas Joseph Arnould, Razoir de Croix, André Joseph Pierar et Pierre François Joseph Hamoir.
Plusieurs sondages ou fosses seront entrepris pour trouver le charbon. De nombreux efforts sont accomplis durant de longues années engloutissant des fortunes, mais rien ou presque ne viendra les récompenser.
samedi 22 mars 2008
La Compagnie des Mines d'Anzin
Formée le 19 Novembre 1757 entre le prince de Croÿ, le Marquis de Cernay et sa Compagnie, la Compagnie Desandrouin-Taffin et la Compagnie Desandrouin-Cordier, par acte signé au château de l'Hermitage à Condé sur Escaut, réunit en une seule compagnie les fosses à charbon de terre des communes de Fresnes, Anzin, Vieux-Condé, Raismes et Saint Waast.
La nouvelle Société qui servira de modèle à beaucoup d'autres, devient l'une des plus importantes du monde et peut se développer sans entraves.
L'entreprise est divisée en 3 établissements distincts:
- l'établissement de Fresnes - 2.073 hectares,
- l'établissement de Vieux-Condé - 3.996 hectares,
- l'établissement d'Anzin, le plus vaste est divisé en 3 cantons: (11.852 hectares), le canton d'Anzin, celui d'En bas et celui de Saint Waast.
La production totale à cette époque est de 102.000 tonnes.
Depuis 1716, 22 fosses ont étés ouvertes sur le territoire de Fresnes.
Les guerres de la révolution causent les dommages importants à la Compagnie d'Anzin. La production qui atteint 310.000 tonnes en 1790, tombe à 65.000 tonnes en 1794.
La Compagnie est réorganisée avec de nouveaux associés qui permettent le rachat des parts confisqués aux émigrés. Un plan d'organisation et de modernisation est arrêté le 11 Août 1795.
Les premières machines d'extraction à vapeur sont installées en 1802.
En 1812 on procède aux premiers essais de chemin de fer au fond avec les berlines.
En 1817, l'achat du brevets "Edwards" relatif à l'invention d'une machine à vapeur à haute pression permet d'équiper 14 fosses de ces machines.
En 1898, la Compagnie d'Anzin produit 3.168.907 tonnes, soit près d'un dixième de la production totale de la France.
En 1900, la Compagnie possède 410 fours à coke installés à la Fosse Blignières, à Saint Waast, à la fosse Turenne et à la fosse d'Haveluy. La production totale est de 320.000 tonnes par an.
Plusieurs usines d'agglomération, briquettes ou boulets, sont installées à Saint Waast, à la fosse d'Audiffret Pasquier et à la fosse La Grange. La production de briquettes est de 1.050 tonnes par jour.
Un chemin de fer, l'un des premiers de France, relie la ville de Somain à l'Ouest à celle de Péruwelz (Belgique )à l'est.
Les principales Fosses et Usines de la Compagnie des Mines d'Anzin
De nombreuses fosses ont étés creusées sur l'ensemble des concessions qui regroupe celle d'Anzin.
Nous citerons ici les principales fosses exploitées à la fin du 19ème jusqu'au 20ème siècle.
Principales fosses,
- La Fosse Dutemple à la Sentinelle, 1764/1940, seul le chevalement en béton subsiste,
- La Fosse du Sarteau à Fresnes, 1822/1867, le Chevalement en maçonnerie du puits n°2 est conservé et restauré,
Tour du puits du Sarteau, Juin 2008.
Dalle du puits n°2 du Sarteau.
Mon ami Jean Louis, photographie la plaque du puits n°2, après plusieurs minutes de recherches. Ne manquez pas son blog, http://mineurdefond.canalblog.com
- La Fosse Bonne Part à Fresnes, 1802/1913, est rasée,
- La Fosse Bleuse Borne à Anzin, 1783/1936, les murs d'enceinte sont visibles, une partie des lavabos et le mur de la machine d'extraction, sur la route de Condé, sont encore visibles. Le terril plat et le cône sont également visible.
- La Fosse Turenne à Denain, 1828/1887, est encore visible,

Bâtiments de la Fosse Turenne, réhabilités en plusieurs logements.
- La Fosse Saint Marck à Escaudain, 1830/1969, est totalement rasée,
- Fosse La Pensée à Abscon. 1822/1950.
- La Fosse Sophie à Hergnies, 1835/1861, le bâtiment est encore visible,
- La Fosse Renard à Denain, 1836/1953, est rasée, le terril est visible,
Le pilier, en avant de ce poste électrique, est le dernier vestige de la Fosse Renard, il marquait l'entrée principale de la Fosse. Son voisin a été détruit dans les années 1980.

Maison conservée du poète mineur jules Mousseron, 1868/1943. Ancienne barre de coron composant autrefois une cité, conservée seule et restaurée par la municipalité de Denain.
Anciens bureaux des usines Fives-Cail, constructeur de matériel minier.
- La Fosse Davy à la Sentinelle, 1843/1942,
- La Fosse l'Enclos à Denain, 1853/1953, La Fosse est entièrement rasée.
Base d'un pilier de l'entrée
Puits n°1
Puits n°2
Ancienne Mine-image, les entrées sont murées.
- La Fosse Hérin à Hérin, 1854/1955, trois bâtiments sont encore visibles, ainsi que le château d'eau, dernier de la Compagnie d'Anzin encore debout.

Le château d'eau et la salle des machines de la Fosse Hérin.
Poste de transformation de la Fosse Hérin.
Chevalement de la fosse Hérin reconstitué dans un parc et les bâtiments de la fosse en arrière. Septembre 2009.
- La Fosse de Roeulx à Escaudain, 1854/1939, est rasée, ainsi que le terril.
- La Fosse Thiers à Saint Saulve, 1856/1968, la fosse est entièrement rasée.
- La Fosse Casimir Perrier à Somain, 1856/1969, plusieurs bâtiments encore visibles,
- Puits Trou Martin ou Saint Martin à Vieux Condé, 1803-1969.
- La Fosse Haveluy à Haveluy, 1866/1954, 3 bâtiments sont visibles, ainsi que le terril,
- La Fosse Chabaud-La Tour à Condé, Hameau de Macou, 1873/1910,
- La Fosse Lambrecht à Wallers, 1879/1955, est rasée, ainsi que le terril.
- La Fosse Audiffret Pasquier à Escaudain, 1880/1967, est rasée, le porche d'entrée est encore visible,

La fosse au début des années 1950.
Entrée de la Fosse en Septembre 2009.
Vestiges de la Mise à terril sur l'ancien terril. 
Vue générale sur le carreau, depuis le terril. Les 2 puits se trouvaient au centre de cette vue.
Vue sur le second terril, entièrement exploité. Au fond, la Centrale d'Hornaing. Septembre 2009.
Pied du mas du transporteur de la Mise à Terril. Septembre 2009.
Dalle du puits n°1.
- La Fosse La Grange à Raismes, 1886/1974,
Fosse Lagrange en 1976. A gauche, puits n°2, à droite, puits n°1.
Un petit bâtiment subsiste à côté de l'entrée.
Dalle du puits n°1,
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Dalle du puits n°2,
- La Fosse Blignières à Wavrechain, 1893/1953, Il reste quelques bâtiment de l'usine Solvay et de la fosse en ruines, un atelier de la fosse a été rénové par une entreprise implantée sur l'ancien carreau. Certains bâtiments se sont complètement effondré suite à 50 années d'abandon.
L'entrée de la fosse vers 1950.
La même entrée en Septembre 2009.
Dalle du puits n°1.
Dalle du puits n°2.
Vestiges de l'usine Solvay sur la fosse Blignières.

Bâtiment rénové de la Fosse Blignières. 11/2008.
Coke produit dans les fours à coke de Blignières.
Le site de la Fosse Blignières est le seul site, du Bassin du Nord et du Pas de Calais, où se trouve encore des éléments d'un lavoir à charbon de la fin du XIXème siècle et de 2 batteries de 50 fours à coke Solvay (construits entre 1893/1897).
- La Fosse Cuvinot à Onnaing, 1893/1968, est rasée,
- La Fosse Arenberg à Wallers, 1900/1989, la plus-part des bâtiments sont conservés
Fosse Arenberg, puits n°1, vers 1925.
Puits n°1&2 de la fosse Arenberg, Juin 2008.
Salle des Machines du puits n°1.
Le site de la Fosse Arenberg est le seul du bassin du Nord Pas de Calais à avoir conservé ses 3 chevalements sur un même site. Les chevalements présentent différentes époques de l'exploitation et sont d'un grand intérêt architectural. Le site sert régulièrement de décors pour le cinéma (Germinal...). Les bâtiments conservés ont étés parfaitement restaurés en 2006/2007. C'est le site de la Compagnie des Mines d'Anzin qui possède encore le plus grand nombre de bâtiment.
A voir, blog de photos sur la Fosse Arenberg, http://arenberg.blog4ever.com
- La Fosse Ledoux à Condé-Macou, 1900/1988, le Chevalement du n°2 seul subsiste,
- La Fosse Agache à Fenain, 1907/1979, plusieurs bâtiments sont encore visibles,
Le site de la Fosse Agache dans les années 60. Au fond, la Fosse Audiffret Pasquier à Escaudain.
- La Fosse Sabatier à Raismes, 1910/1980, le Chevalement du n°2 seul subsiste, sans faux-carré,
Chevalement du puits n°1

Puits n°2, mai 2008.

Plaque du puits n°1.
- La Fosse Heurteau à Hornaing, 1927/1979, est rasée, site de la Centrale Thermique,
Usines, Ateliers, bureaux
-Centrale de Turennes, détruite en 1958, une partie était visible jusqu'en 2006, elle est à présent rasée,
-Centrale, Cokerie et usines Thiers, il n'en reste rien,
- Lavoir et usines Rousseau, (Lavoir, usines à boulets). Les bâtiments sont entièrement rasés

Bande de tapis pour la mise à terril

Vue sur l'emplacement des usines, depuis le terril. La route au milieu reste le seul vestige de ces usines.
Panneau HBNPC visible le long des anciennes voies ferrées.
- Lavoir et usines d'Escaudain, rasés, quelques vestiges subsistent sur cet immense site en partie en friche
Emplacement du passage à niveau des voies de chemin de fer des Mines d'Anzin à Escaudain, à gauche, l'ancien café de la gare.
Quais des voyageurs et emplacement de la gare d'Escaudain, Septembre 2009.
Anciennes tuyauteries à proximité des bâtiments des usines.
Accès à un souterrain pour convoyeurs
Intérieur d'un des nombreux sous-sol
- Ateliers Centraux d'Anzin, Une grande partie des bâtiments sont encore visibles, une département mécanique issu des HBNPC est encore en activité sur le site.
- Bureaux Centraux d'Anzin. La partie ancienne des Bureaux de la Compagnie des Mines d'Anzin a été réaffecté en commissariat de Police. Les Grands Bureaux du Groupe de Valenciennes sont, eux, partiellement occupés par des organismes de formation professionnels.
Installations construits par les HBNPC, Groupe de Valenciennes, après Nationalisation
- Le puits n°3&4 de la Fosse Arenberg à Wallers, dont le chevalement portique et ses bâtiments sont encore visibles et très bien conservés,
- La Centrale d'Hornaing, dont la tranche 3 est encore en activité, le bâtiment de la tranche 1&2 est visible.
Tranche 1 & 2 de la Centrale d'Hornaing.
Tranche 3 de la Centrale d'Hornaing, Mars 2008.



















































































