jeudi 20 décembre 2007
La Compagnie des Mines de l'Escarpelle (source J.M Minot)
Le cambrésien François Eugène Soyez effectue des sondages en 1845 en vue de trouver la continuité du Bassin minier du Nord.
Le 22 Juin 1846 il trouve du charbon dans un sondage effectué près de la ferme de l'Escarpelle à Roost Warendin, à 3 km au Nord de Douai.
Les Grands Bureaux des Mines de l'Escarpelle en 1925.
Les Grands Bureaux des Mines de l'Escarpelle, le 26 décembre 2008, devenue dispensaire de la SSM.
Ancienne maison d'ingénieur abandonnée. 12/2008.
samedi 22 décembre 2007
La Société Houillère de Flines les Raches (Source J.M. Minot)
Située au Nord des Compagnies des Mines d'Aniche et de l'Escarpelle, la Compagnie de Flines est une des dernières compagnies instituées dans le Bassin du Nord Pas de Calais.
La Concession de Flines les Râches est demandée le 27 Juillet 1891 et elle est accordée par Décret présidentiel le 9 Août 1892.
La Société Houillère de Flines les Râches est une société civile constituée en Juin 1893 et devient anonyme le 13 Octobre 1896. La superficie de la Concession est de 2.850 hectares.
Le Conseil d'administration est composé de M. Charles Mulié, Président, Albert Coppin, secrétaire, Louis Delval, Jules Treuffet, Victor Antoine, Charles Maquart, Jean Harmegnies et Camille Meurisse.
M. Soulary est directeur de la Compagnie.
mardi 8 janvier 2008
La Compagnie des Mines d'Aniche
La Société constituée par M. le Marquis de Traisnel, suivant acte sous seing privé du 11 novembre 1773.
Cette
Compagnie possède une Concession s'étendant sur une importante partie
de l'agglomération douaisienne. C'est une des plus puissante Compagnie
de France.
Son siège est à Auberchicourt.
mercredi 9 janvier 2008
La Compagnie des Mines d'Azincourt (Source JM Minot)
Alors que la Compagnie de Douchy explore avec succès la bordure sud du Bassin Houiller et commence à exploiter en 1834 un riche gisement de charbon gras dans la région de Lourches au Sud de Denain, une véritable fièvre de recherches succède à une longue période de stagnation.
De nombreuses sociétés de recherches se créent, éxecutent des sondages sur le pourtour des compagnies existantes. Quatre sociétés, Azincourt, Carette et Minguet, d'Otroeungt et d'Hordain, établissent des sondages au sud de la Compagnie d'Aniche dans un périmètre restreint, à proximité de la commune de Monchecourt.
Les Compagnies d'Azincourt et d'Etroeungt ouvrent chacune un puits.
Le gouvernement, embarrassé pour attribué des droits de propriété, agit come à Vicoigne et demande aux quatre concurrents de se réunir en une seule Compagnie et attribueà la nouvelle Société une concession de 870 hectares, le 29 Décembre 1840.
La Compagnie de Crespin (source JM Minot)
De nombreuses recherches sont entreprises dans la région de Crespin, près de la frontière belge.
En 1728, la Compagnie Désandrouin et Taffin creuse 2 puits; l'un à Quarouble et un autre à Crepsin mais sans succès.
En 1785, Monsieur de Colins, seigneur de Quèvrechain, obtient une concession de 30 ans et effectue des recherches qui resteront également infructueuses.
Grégoire Joseph Libert de Paris obtient une concession de 2.842 ha au sud d'une ligne Valenciennes-Crespin dans une partie abandonné par la Compagnie d'Anzin et après avoir effectué quelques sondages, découvre le charbon en 1830.
La Concession de Crespin est accordée le 27 Mai 1836 par ordonnance du roi Louis Philippe.
La Compagnie des Mines de Douchy (Source JM Minot)
En Janvier 1829, un Groupe de négociants Lillois réunis au sein de la Compagnie Dumas, crée une société de recherches qui découvre en Mai 1829 un riche gisement de charbon gras dans la région de Denain convoitée également par la toute puissante Compagnie d'Anzin qui, malgré l'importance du poste occupé par Casimir Perrier, alors président du Conseil des Ministres de la Monarchie de Juillet, n'obtient qu'une concession (Denain) de 1.344 hectares, alors que la Compagnie Dumas reçoit par l'Ordonnance royale du 12 février 1832 la Concession de Douchy de 3.419 hectares et 28 centiares, et se constitue en société d'exploitation en Décembre 1832.
Début 1832, la Compagnie Dumas fait venir de la Compagnie d'Anzin, le descendant du premier directeur de cette compagnie, Charles Mathieu, qui arrive à Lourches accompagné de 17 ouvriers et leurs familles.
Maison d'administration des Mines de Douchy, Actuelle mairie de Lourches.
Charles Mathieu, ingénieur intelligent et audacieux, entreprend alors avec ses 17 pionniers et de la main d'œuvre locale recrutée entretemps, le fonçage des premières fosses.
Un monument érigé en 1901, sur le terre-plein de l'Eglise de Lourches, par la Compagnie de Douchy, rappelle le nom des 17 pionniers.
Eglise de Lourches, à gauche le Monument Mathieu.
Monument Mathieu, face à l'Eglise de Lourches, septembre 2009.
Détails des ornements du monument Mathieu.
C'est à la générosité de la compagnie des mines de Douchy que Lourches doit le terrain pour la construction de l'église en 1846. Elle donna également à l'église sa première cloche en 1851, installa l'autel Sainte-barbe avec un tableau représentant le martyre de la patronne des mineurs en 1859 et fournit les trois verrières du choeur en 1873. Elle offrit également en 1900, un monument élevé à la mémoire des ingénieurs, employés et mineurs décédés à Lourches depuis l'origine de l'exploitation.
dimanche 16 mars 2008
La Compagnies des Mines de Vicoigne
En 1837, plusieurs sociétés de recherches de charbon nouvellement constituées viennent s'installer dans la région de Vicoigne, hameau de la commune de Raismes pour y effectuer des sondages.
La Compagnie de Cambrai ouvre la Fosse Boitelle en 1839 et découvre le charbon qu'elle exploite immédiatement.
La Compagnie de l'Escault ouvre la fosse le Bret en même temps que la fosse Evrard.
La Compagnie de Bruille, qui a déjà ouvert des fosses dans la région de Bruille et Chateau L'Abbaye, creuse la Fosse Ewbank.
La Compagnie d'Hasnon qui n'as effectué aucune recherche fait également une demande de concession.
Devant cette rivalité, l'Administration des Mines parvient à décider les compagnies à s'unir et le gouvernement de Louis Philippe accorde à la Compagnie de Vicoigne, qui vient de se constituer, une concession de 1320 hectares, par l'Ordonnance du 12 Septembre 1841.
La Compagnie d'Hasnon revend ses parts à la Compagnie d'Anzin mais la Compagnie de Bruille apporte ses concessions de Bruille et de Chateau L'Abbaye.
Société Houillère de Thivencelles
A partir de 1837, de nombreuses sociétés de recherches entreprennent des sondages dans les régions non concédés du canton de Condé.
3 survivantes, les sociétés de recherches de Thivencelles, de Fresnes-Midi et Condéenne, après avoir établi divers sondages, ouvrent des fosses à Thivencelles, à Saint Aybert et à Fresnes.
Ces 3 compagnies fusionnent et obtiennent, le 10 septembre 1841, trois concessions.
- Concession d'Escautpont de 110 hectares,
- Concession de Thivencelles de 941 hectares,
- Concession de Saint Aybert de 455 hectares,
Soit un total de 1546 hectares.
En 1838, La Compagnie Lenglet ou de Fresnes-Midi, implante une fosse à Fresnes sur Escault, sur un territoire que la Compagnie d'Anzin croyait posséder en vertu de l'arrêté du Directoire du 29 Ventôse de l'An 7. L'arrêté n'étant pas explicite, l'ingénieur en chef chargé de la délimitation décide qu'elle n'est pas possible et qu'une nouvelle décision gouvernementale est nécessaire.
Le 3 août 1839, la compagnie d'Anzin fait opposition à la demande de concession formulée par Fresnes-Midi mais l'Ordonnance royale du 10 septembre 1841 accorde la préférence à la nouvelle Société de Thivencelles.
La Compagnie de Marly
Un arrêté du Conseil d'Etat du 16 septembre 1770 autorise le sieur Martho et compagnie à exploiter jusqu'en 1800 une concession minière s'étendant sur la rive droite de l'Escaut, près de Valenciennes.
Cette concession comprend les territoires des communes de Saint Saulve, la Briquette et Marly, ainsi que tous les terrains situés entre l'Escaut et la rivière du Honneau depuis Valenciennes jusqu'à Crespin.
La Compagnie est formée peu après l'arrêté et l'on trouve Hypolite Joseph Martho, ingénieur, Charles Godonnèche, Nicolas Joseph Arnould, Razoir de Croix, André Joseph Pierar et Pierre François Joseph Hamoir.
Plusieurs sondages ou fosses seront entrepris pour trouver le charbon. De nombreux efforts sont accomplis durant de longues années engloutissant des fortunes, mais rien ou presque ne viendra les récompenser.
samedi 22 mars 2008
La Compagnie des Mines d'Anzin
Formée le 19 Novembre 1757 entre le prince de Croÿ, le Marquis de Cernay et sa Compagnie, la Compagnie Desandrouin-Taffin et la Compagnie Desandrouin-Cordier, par acte signé au château de l'Hermitage à Condé sur Escaut, réunit en une seule compagnie les fosses à charbon de terre des communes de Fresnes, Anzin, Vieux-Condé, Raismes et Saint Waast.
La nouvelle Société qui servira de modèle à beaucoup d'autres, devient l'une des plus importantes du monde et peut se développer sans entraves.
L'entreprise est divisée en 3 établissements distincts:
- l'établissement de Fresnes - 2.073 hectares,
- l'établissement de Vieux-Condé - 3.996 hectares,
- l'établissement d'Anzin, le plus vaste est divisé en 3 cantons: (11.852 hectares), le canton d'Anzin, celui d'En bas et celui de Saint Waast.
La production totale à cette époque est de 102.000 tonnes.
Depuis 1716, 22 fosses ont étés ouvertes sur le territoire de Fresnes.
Les guerres de la révolution causent les dommages importants à la Compagnie d'Anzin. La production qui atteint 310.000 tonnes en 1790, tombe à 65.000 tonnes en 1794.
La Compagnie est réorganisée avec de nouveaux associés qui permettent le rachat des parts confisqués aux émigrés. Un plan d'organisation et de modernisation est arrêté le 11 Août 1795.
Les premières machines d'extraction à vapeur sont installées en 1802.
En 1812 on procède aux premiers essais de chemin de fer au fond avec les berlines.
En 1817, l'achat du brevets "Edwards" relatif à l'invention d'une machine à vapeur à haute pression permet d'équiper 14 fosses de ces machines.
En 1898, la Compagnie d'Anzin produit 3.168.907 tonnes, soit près d'un dixième de la production totale de la France.
En 1900, la Compagnie possède 410 fours à coke installés à la Fosse Blignières, à Saint Waast, à la fosse Turenne et à la fosse d'Haveluy. La production totale est de 320.000 tonnes par an.
Plusieurs usines d'agglomération, briquettes ou boulets, sont installées à Saint Waast, à la fosse d'Audiffret Pasquier et à la fosse La Grange. La production de briquettes est de 1.050 tonnes par jour.
Un chemin de fer, l'un des premiers de France, relie la ville de Somain à l'Ouest à celle de Péruwelz (Belgique )à l'est.














