23 septembre 2007
La Compagnie des Mines de Béthune
Article extrait de l'illustration économique et financière 1924 :
COMPAGNIE DES MINES DE BÉTHUNE
La Compagnie de Béthune a été fondée le 25 septembre 1851. La
concession, attribuée par décret du 15 janvier 1853, avait une
superficie de 5.764 hectares. Une extension accordée en 1857 porta la
superficie concédée à 6.352 hectares.
Développement de l'extraction de 1853 à 1923
| Années | Production (Tonnes) | Nombre de puits |
| 1853.......... | 4.140 | 1 puits |
| 1893.......... | 991.097 | 7 puits |
| 1913.......... | 2.422.860 | 12 puits |
| 1923.......... | 1.892.497 | 11 puits |
ETAT DES INSTALLATIONS AU 1er AOUT 1914
Au 1er août 1914, la Compagnie de Béthune possédait onze sièges
d'extraction en exploitation. Le nombre total des puits, compte tenu
des puits d'aérage et de service, était de 20.
Aux usines de Bully-les-Mines étaient centralisés :
Le lavage des charbons, qui, outre les fines à coke, fournissait, pour
chaque, catégorie de charbons extraits, des grains, menus et fines
lavés;
428 fours à coke, qui produisaient des cokes métallurgjques, cokes de
fonderie, sucrerie, brasserie, etc. La production avait été de 392.691
t. en 1913.
La récupération des sous-produits : sulfate d'ammoniaque, benzol, goudron.
Les excédents de gaz non employés au chauffage des fours à coke
étaient, soit brûlés dans des chaudières spéciales, soit, en faible
quantité, distribués au public dans les communes voisines.
PÉRIODE DE GUERRE 1914-1918
Dès le 4 octobre 1914, lors de la « course à la mer », la concession
fut partiellement envahie. Le front se stabilisa d'abord suivant une
ligne qui laissait au pouvoir de l'ennemi 1.500 hectares de concession
et quatre puits (n° 4, 4 bis, 8 et 8 bis).
Par la suite, les offensives alliées reconquirent environ I.050
hectares de la concession, mois les deux puits 8 et 8 bis ne furent
libérés qu'au début d 'octobre 1918.
Sur les onze sièges d'extraction qui étaient en activité avant guerre, cinq durent être arrêtés dès octobre 1914.
La Compagnie porta tout son effort sur l'extraction aux sièges restants
: n° 1, 2, 3, 6, 9, 10. Encore les puits 3 et 9, situés à 2.500 mètres
des premières lignes, durent-ils être arrêtés pendant de longues
périodes. On parvint ainsi à réaliser une production appréciable au
prix de précautions incessantes (travail de nuit, suppression des
bruits, lueurs et fumées), et grâce à l'abnégation du personnel.
Le 11 novembre 1918, à ne mentionner que les dégâts les plus
importants, l'état des puits et des installations de surface se
présentait comme suit :
Deux puits (n° 8 et 8 bis) dont l'ennemi avait fait sauter l'orifice,
crevé les cuvelages, et où avaient été déversés des matériaux de toute
nature y compris obus et grenades non éclatés, caisses d'explosifs
amorcés.
Installations de 6 puits (n° 4, 4 bis, 5, 7, 8, 8 bis) totalement détruites.
Dégâts très graves aux installations des autres puits.
Deux batteries de fours à coke (192 fours) inutilisables et
irréparables; une batterie (72 fours) fortement ébranlée et disloquée.
Magasins centraux incendiés avec les approvisionnements qu'ils contenaient.
Bassin d'embarquement à Violaines, sur le canal d'Aire à La Bassée,
entièrement détruit : quais effondrés, ponts abattus, matériel anéanti.
Sur 4.400 maisons ouvrières : 860 anéanties, 590 réduites à des pans de
murs, 1.115 inhabitables. Avant que la mobilisation industrielle ne
rendit à la mine la majeure partie des ouvriers d'âge militaire, les
régiments du Nord et de l'Est, auxquels ils appartenaient presque tous,
avaient déjà largement payé leur tribut. Au tableau d 'honneur des
agents et ouvriers de la Compagnie morts pour la France, à côté de 108
tués et 164 blessés par faits de guerre au travail, figurent les noms
de 847 combattants aux armées.
RÉFECTION, TRANSFORMATION ET EXTENSION
Programme d'ensemble. - Les traits caractéristiques des installations reconstituées sont les suivants :
Extension
et amélioration des cités ouvrières. Les 4.400 maisons de 1914 étaient
reconstruites dès 1920, 1.874 autres, ont été construites depuis lors
et 103 sont en construction. Le nombre total des maisons sera de 6.377
à fin 1924.
Développement des moyens mécaniques d'abattage : la puissance des
compresseurs en service est passée de 5.470 à 9.440 CH. Le nombre des
marteaux pneumatiques employés au fond est passé de 410 à 1.400.
Perfectionnement et développement de la récupération des sous-produits, et notamment de la distillation du goudron.
Utilisation des charbons cendreux et des poussiers, soit sur grilles mécaniques soit par la chauffe au charbon pulvérisé.
Renforcement de la centrale électrique (42.000 kws contre 14.000 en 1914).
Généralisation de la commande électrique dans tous les services et
suppression presque complète des machines à vapeur. Enfin, utilisation
aussi complète que possible du gaz des fours à coke.
Situation actuelle. - Le graphique de l'extraction et celui de la
production de coke, de 1913 à 1923, donnent l'idée du travail accompli.
Toutefois, le siège n°8 n'a pas encore repris l'extraction. Sa reprise
a successivement exigé la cimentation des morts terrains, la
construction, à l'orifice du puits, de couronnes de maçonnerie
remplaçant les terrains désagrégés par l'explosion des mines
allemandes; puis la réparation des cuvelages. Le déblaiement du puits
obstrué est en voie d'achèvement et l'épuisement des eaux va commencer.
D'autre part, le rétablissement des installations de surface touche à
sa fin.
PRODUITS ACTUELS DE L'EXPLOITATION
Aux produits marchands que la Compagnie fournissait ayant-guerre à sa
clientèle, et qui ont été énumérés plus haut s'ajoutent maintenant :
Phénols, Naphtaline, Huiles lourdes, Anthracènes, Brai sec, provenant tous de la distillation du goudron.
Ammoniaque synthétique. Gaz de ville sous pression pour transport à longue distance.
30 septembre 2007
Les Fosses et Usines de la Compagnie des Mines de Béthune.
- La Fosse n°1, comportait 3 puits, le 1, 1 bis et 1 ter.
Cette fosse fut le point de départ de l'exploitation de Béthune. Elle fut entourée par les ateliers centraux et par d'importantes cités minières.
Entrée principale,rue Roger Salengro. Autre entrée, rue Voltaire.
Vestiges et bâtiments visibles, Bureaux, Logement de concierge, partie de mur d'enceinte.
- La Fosse n°2, ne comportait qu'un seul puits. 1855/1970. détruit en 1974. Aucun vestige visible sauf le terril et la cité.
- La Fosse n°3 à Vermelles, comportait 1 puits. Il subsiste le terril conique et les vestiaires bains douches.
- La Fosse n°4 à Vermelles, comportait les puits 4 et 4 bis (ouvert en 1925 pour l'aérage). Fermé en 1965, le carreau comporte encore plusieurs bâtiments, la Salle des Machines, les lavabos, le château d'eau, les bureaux, la maison du garde.
- La Fosse n°5 à Loos en Gohelle, est entièrement rasée de nos, seule subsiste la cité.
- La Fosse n°6 à Mazingarbe, est à présent rasée, le dernier bâtiment, les bureaux a été rasé en 2006.
La Fosse 6 dans les années 70. Photo Jean Marie Minot.
- La Fosse n°7 à Mazingarbe, possède encore certains bâtiment, dont la Salle des Machines.
- La Fosse n°8 à Auchy les Mines, est rasée.
La Fosse 8, abandonnée, dans les années 70. Photo Jean Marie Minot.
- La Fosse n°9 à Annequin, possède plusieurs bâtiments, les bureaux, ateliers, lavabos, maison de garde, la Salle des compresseurs a été détruite lors d'un incendie en 1977. Des ateliers ont étés construits sur son emplacement en conservant le sous sol et une partie des murs. 2 bâtiments, la scierie et le magasin ont étés détruits en 2006.
Fosse 9 d'Annequin en 1926.
- La Fosse n°10 à Sains en Gohelle, possède encore le bâtiment des lavabos et la maison de garde.
- La Fosse n°11 à Grenay, possède plusieurs bâtiments, dont le chateau d'eau.
La Fosse 11 vers 1925. Au fond, la fosse 5.
Plaque de dalle du puits n°11, mai 2008.
- La Fosse n°12 à Annequin, creusé uniquement comme puits d'aérage pour la Fosse 9.
il n'en reste rien actuellement.
- Grands Bureaux à Mazingarbe, Administration de la Compagnie des Mines de Béthune. Les bureaux 0nt étés détruits dans les années 90, après plusieurs années d'abandon.
- Ateliers Centraux à Bully les Mines, Plusieurs bâtiments sont visibles, mais beaucoup ont étés détruits.
- Cokerie de Mazingarbe, Les bureaux, ateliers et magasin sont encore visibles, utilisés par les usines de Mazingarbe.
- Lavoir de Mazingarbe, rasé.
- Usines Chimique de Mazingarbe, Certaines usines issus des HBNPC ont étés reprises et sont toujours en activité.
- Centrale de Mazingarbe, Un bâtiment est encore visible.
- Centrale de Bully, rasée.
Installations construites par le Groupe de Béthune des HBNPC,
-Centrale de Violaines, qui possède encore certains bâtiments.
08 novembre 2007
La Compagnie des Mines de Liévin (source HMNPC, Tome 1)
En 1858 est créée un Société de Recherches de Lens Midi, avec MM. Defernez, Courtin, Hary, Forest, Hyzet, Stievenard. Cette Société effectue un sondage positif à Liévin, puis d'autres à Avion et un autre encore à Liévin. Mais la Compagnie de Lens effectue les mêmes travaux et découvre également le charbon à Liévin.
La Compagnie de Lens demande une extension de concession tandis que la société de Lens Mididépose une demande. Sans attendre la Compagnie de Lens ouvre 2 fosse, une à Liévin, le 28 Juin 1858, une à Eleu qui est vite abandonnée à 20m de profondeur. La Compagnie de Lens Midi réplique et ouvre une fosse à Liévin en Décembre 1858.
Pendant ce temps, une Société d'Aix est créée, qui effectue également des sondages positifs et ouvre une fosse à 20m de la concession de Grenay qui voit ces travaux d'un mauvais œil et demande une extension de concession.
Le décret du 15 décembre 1862 met fin à cette imbroglio: la société de Liévin est créée, Lens reçoit une extension et la société d'Aix se voit dans l'obligation de suspendre ses travaux.
Visité le blog de l'APPHIM sur la Concession de Liévin (en cours de création), cliquez sur la bannière,
11 novembre 2007
Les Fosses et usines de la Compagnie des Mines de Liévin
- La Fosse n°1 à Liévin, 1858/1979.
Le chevalement du n°1 bis est le seul élément encore visible.
- La Fosse n°2 ou Fosse d'Aix à Liévin, 1858/
- La Fosse n°3 ou Sainte Pauline à Eleu dit Lauwette, 1872/1958. Le dernier bâtiment a été détruit en 2006.
- La Fosse n°4 à Avion, 1890/1988.
Il subsiste les vestiaires, les bureaux, la salle de paye, la conciergerie, la lampisterie et le petit terril plat.
- La Fosse n°5 ou "Ile du Diable" à Calonne Liévin, 1899/1971. La maison du garde est encore visible.
Le seul vestige est le logement du concierge.
- La Fosse n°6 ou Fosse du Transvaal à Angres, 1904/1984.
La Salle de paye, le logement de concierge, les vestiaires, le château d'eau, l'atelier et un magasin sont encore visibles.
- La Fosse n°7 à Avion, 1920/1986.
Un site très intéressant ou de nombreux bâtiments y sont encore visibles, la Salle des Machines a été détruite à partir de novembre 2007.
- La Fosse n°8 (Groupe de Liévin) 1948/1981.
Puits d'aérage pour le siège 7, il ne possédait pas de bâtiment important. Le logement de foramines est encore visible.
- La Cokerie de Liévin, 1958. Aucun vestige.
- La Lavoir de Liévin, 1977. Aucun vestige.
- Les Usines de Liévin, aucun vestige.
- La Centrale Thermique d'Eleu-dit-Leauwette, rasée
- Les équipages, Contenant les écuries et les remises pour chevaux.
- les Ateliers Centraux, situés sur le carreau du N°1, il n'en reste aucun bâtiment.
- Les Grands Bureaux, actuellement Mairie de Liévin.
La Compagnie des Mines de Vimy (source HMNPC, Tome 1)
Cette Concession de 1.920 ha est créée le 16 Juin 1908, à la suite de sondages positifs effectués par la Société de Recherches de la Souchez. Le même décret créait également la Compagnie de Fresnoy en Gohelle attribué à la Société des Charbonnages de Vimy (3.180 ha).
Ces 2 sociétés fusionnent le 13 Mars 1910 sous le nom de Compagnie des Mines de Vimy-Fresnoy.
Sous la direction de M. Lafond, le fonçage des puits jumeaux 1 et 1 bis est commencé. La fosse située à Vimy atteindra une profondeur définitive de 549m pour le n°1 et 1.119m pour le 1bis.
En 1914 ces 2 puits furent entièrement détruits et relevés de leur ruines, dès 1919, par M. Lafond et M. Giraud, directeur des travaux.
En 1923, M. Moïse Goudnaud est délégué mineur. Les travaux sont définitivement arrêtés en 1924 et la concession réunie à celle de la Compagnie des Mines de Vicoigne, Noeux et Drocourt par décret du 13 Mars 1925.
La Compagnie des Mines de Lens (source HMNPC, tome1)
Des Industriels Lillois, M. Casteleyn, Tilloy et Scrive font effectuer des sondages dans le bois de Lens, qui atteignent la houille à 151m en 1849.
N'ayant aucune connaissance en matière d'exploitation du charbon, ils s'associent à la Compagnie de Vicoigne qui vient d'ouvrir sa fosse à Noeux.
La Compagnie de Vicoigne, moyennant la moitié des actions de la Société de Lens, avance les fonds et fournit le matériel et le personnel pour creuser la 1ère fosse. Mais le décret du 23 Octobre 1852 interdit les réunions de concessions et la Compagnie de Vicoigne qui n'as pas encore obtenu officiellement la sienne, se retire de cette association: la Compagnie de Lens dont le succès est assuré ne demande pas mieux et rembourse son associé.
Le décret parait le 15 Janvier 1853 et attribue à la Compagnie de Lens une concession de 6.051 ha.
17 novembre 2007
Les Fosses et Usines de la Compagnie des Mines de Lens
- La Fosse 1, Sainte Elisabeth ou Jules Casteleyn à Lens, est pratiquement rasée, seuls subsiste un partie des murs d'enceinte et l'ancienne salle des fêtes du Groupe de Lens (Salle J. Nohain)
- La Fosse 2, Grand Condé à Lens, La maison du garde en est l'unique vestige
- La Fosse 3, Saint Amé ou Amé Tilloy à Liévin, le chevalement du 3 est conservé seul
- La Fosse 4, Saint Louis ou Louis Bigo à Lens, rasée
- La Fosse 5, Saint Antoine ou Antoine Scrive à Avion, un bâtiment est encore visible, l'ancienne station de dégazage
- La Fosse 6, Saint Alfred ou Alfred Descamps à Haisnes les la Bassée, conserve ses bâtiments et le chevalement en béton, ensemble abandonné et menacé
- La Fosse 7, Saint Léonard ou Léonard Danel à Wingles, la maison du concierge et l'atelier magasin sont visibles
- La Fosse 8, Saint Auguste ou Auguste Descamps à Vendin le Vieil, possède encore l'atelier et les garages
- La Fosse 9, Saint Théodore ou Théodore Barrois à Lens, les vestiaires et les bureaux sont visibles
- La Fosse 10, Saint Valentin ou Valentin Cazeneuve à Vendin le Vieil, située sur le carreau des Centrales thermiques, rasée
- La Fosse 11/19, Saint Pierre ou Pierre Destombes à Loos en Gohelle, possède une grande partie de ces bâtiments et les chevalements du 11 & 19
- La Fosse 11 bis , Saint Albert ou Albert Crespel à Liévin, rasée
- La Fosse 12, Saint Edouard ou Edouard Bollaert à Loos en Gohelle, possède quelques bâtiments, la maison du garde, le poste des transformateurs, les vestiaires lampisterie, le dépôt de benzine, les ateliers
- La Fosse 12 bis ou Docteur Barrois à Lens, rasée
- La Fosse 13, Saint Ellie ou Ellie Reumaux à Hulluch, il en reste, la maison du concierge, les bureaux ateliers et une partie des murs d'enceinte. Un parc est aménagé sur le carreau, sur la partie du parc à matériel, des habitations ont étés construites
- La Fosse 13 bis à Bénifontaine, conserve ces installations
- La Fosse 14, Saint Emile ou Emile Bigo à Lens, rasée
- La Fosse 14 bis, Saint Ernest ou Ernest Cuvelette à Loos en Gohelle, possède ses bâtiments sans le chevalement,
- La Fosse 15, Saint Maurice ou Maurice Tilloy à Loos en Gohelle, rasée
- La Fosse 16, Saint Albert, ou Albert Motte à Loos en Gohelle, rasée
- La Fosse 16 bis, Saint Alfred ou Alfred de Montigny à Liévin. rasée
-Cokerie, rivage, lavoir de Vendin le Vieil, quelques bâtiments sont visibles sur l'ancienne cokerie
- Usine HGD à Vendin le Vieil, rasée
- Centrale thermique de Vendin le vieil, rasée entièrement
- Usine Finalens, briquetterie des Mines de Lens, quelques bâtiments visibles
-Ateliers centraux, usine à cuivre de Wingles, quelques bâtiments encore visibles
- Grands Bureaux des Mines de Lens. Les bâtiments sont conservés.
Installations construites par les HBNPC, Groupe de Lens,
-Le siège 18, dont il reste un grand bâtiment et le château d'eau.
-Le siège 19, en partie conservé,
-Lavoir Central de Wingles, entièrement rasé
La Compagnie des Mines de Meurchin (Source HMNPC, Tome 1)
En 1854, la Société Béthunoise Daquin et Compagnie installe des sondages à Haverskerque et à Saint Venant. Elle entreprend aussi des travaux à Meurchin où elle trouve le charbon en janvier 1857.
Anciens Grands Bureaux des Mines de Meurchin. Septembre 2009.
Après une étude difficile des dossiers occasionnée par les demandes concurrentes des compagnies de Courrières, de Carvin, de Don, puis d'Houdain, la concession de Meurchin est créée par décret du 19 Décembre 1860, en même temps que celles de Carvin, Annoeullin et Ostricourt.
Les Fosses de la Compagnie des Mines de Meurchin
- Fosse 1 à Meurchin/Bauvin, possède encore les bureaux centraux, les ateliers et magasins,
La Fosse 1 vers 1920.
- Fosse 2 à Meurchin, rasée,
- Fosse 3/4 à Wingles, rasée,
- Fosse 5 à Billy Berclau, possède encore des bâtiments, ainsi que le chevalement,
- Fosse 6 à Carvin, possède encore la salle de la machine et la salle des générateurs, le dépot de benzine, l'ensemble est abandonné depuis de nombreuses années et en partie effondré,
-Usines, rasées.
18 novembre 2007
La Compagnie des Mines de Courrières (source HMNPC, tome1)
La Compagnie Bigo entreprend des recherches entre Douai et Oignies pour le compte de Charles Mathieu, directeur des mines de Douchy (Nord).
Dès 1849, ils réussissent à trouver le houiller dans un sondage à Courrières, à 148m. Le décret de concession date du 5 Août 1852: il institue la concession de Courrières sur 5.459 ha.
Des extensions seront autorisées par les décrets du 27 Août 1854 et du 23 Juillet 1874.
Cette Compagnie sera victime de la plus grave catastrophe minière en France, le 10 mars 1906, causant la mort de 1099 mineurs, au fond des Fosse 2, 3, 4, et 10.



















